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LE PASSAGE DU VERGER URBAIN V : DE L’ABSURDE FAISONS TABLE RASE !
Jamais l’ambiance d’une assemblée générale du collectif n’a été aussi détendue. Détail important : les termes d’arbitraire, grotesque, ubuesque,….pour qualifier la décision de fermeture du passage ont cédé la place à des propos conciliants, bienveillants et un tantinet vigilants pour...

Le passage du Verger Urbain V : le dénouement ?
Rappel pour celles et ceux qui ont pris 9 mois de vacances.Le Verger Urbain V, passage principal pour accéder au quartier de la Manutention est, depuis juillet 2018,  géré par les services des jardins de la ville et se trouve fermé théoriquement à 20h00 (mais de fait plutôt vers 19h30) l’hiver ...

ZONE DE DISCUSSION, DONNEZ-NOUS VOTRE AVIS.
FERMETURE DU VERGER D’URBAIN VN’hésitez pas à donner votre avis et à nous aider à trouver des solutions en vous exprimant sur ce billet.  Voir les textes ci-dessous : Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?Utopia, mon amour ! Verger Urbain V, écrin ou ca...

Où en est-on avec le passage du Verger Urbain V ?
Pour vous tout à l’air identique et le jardin ferme toujours à des horaires pour le moins incertains : 19h00, 19h30… pas du tout ! Pourtant les choses bougent, Madame le Maire, par un mail envoyé à un membre du Collectif 23h59, confirme la volonté de trouver une solution qui satisfasse tou...

Communiqué du Collectif 23h59 Janvier 2019
Rappelons-le, le Collectif 23h59 a pour objet la défense de la liberté de circulation.  Il entend, au regard de ce principe,  faire rétablir la possibilité d’emprunter le passage du verger Urbain V en soirée pour rejoindre la Manutention et le quartier – comme cela était établi depuis plus...

DIEU EXISTE, SON NOM EST PETRUNYA

Teona STRUGAR MITEVSKA - Royaume de Macédoine du nord 2018 1h40VOSTF - avec Zorica Nusheva, Labina Mitevska, Stefan Vujisic, Suad Begovski... Scénario de Elma Tataragic et Teona Strugar Mitevska.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

DIEU EXISTE, SON NOM EST PETRUNYACe film au titre énigmatique, presque un blasphème, nous plonge dans un état de grâce aussi vivifiant qu’un plongeon dans les eaux glacées des Balkans. Et pour une fois, nous ne commencerons pas par le commencement, mais par le clou de l’histoire qui vaut son pesant d’hosties, autant que son héroïne que vous découvrirez plus tard.
Chaque année à Stip, bourgade macédonienne pas franchement folichonne, a lieu le même rituel ancestral : les habitants chastement vêtus de pied en cap suivent une procession religieuse effervescente. Chose étonnante, à la foule des dévots à la mise pudibonde, se mêle une nuée de jeunes mâles gambadant à demi-nus. Le prêtre orthodoxe en tête de cortège, exaspéré, peine à refréner les ardeurs de ces olibrius testostéronés jusqu’au bout des orteils. Arrivés au bord de l’eau, nos jeunes mâles piaffent d’impatience en invectivant le vénérable homme d'église ! Puis on comprend enfin qu’une croix va être lancée depuis le pont et que le moins frileux, le plus véloce (ou féroce ?), bref le premier des gars qui la rattrapera dans la rivière aura tous les honneurs durant une pleine année… Euh… C’est vraiment un truc écrit dans la bible, ça ? On a à peine le temps de se poser la question que le maître de cérémonie ouvre un large bec et laisse tomber sa croix. Plouf, ça saute dans tous les sens ! Eh ben ! Ils ne font pas rêver, ces gonzes prêts à s’étriper pour récupérer un morceau de bois ! Tiens ? Il ne flotte pas ? Tout est décidément étrange dans cette ex-Macédonie. Personne ne voit plus le crucifix qui a coulé à pic… Personne ? Sauf…



Sauf Petrunya, qui le repère et s'en empare ! À demie-nue ? Mais non, la donzelle ne mange pas de ce pain-là, elle est au contraire entortillée jusqu’à la garde dans une jolie robe prêtée par une amie. Il n’y avait rien de prémédité dans son geste, en passant par-là elle entendit le mot « bonheur » et puis sauta ! Parce que du bonheur, s’il y en a une qui en a besoin ici-bas… Alors elle brandit son trophée, radieuse, prête à partager son succès avec ses pairs… Mais non ! Un gars musculeux lui arrache la précieuse relique des mains. La foule, loin de la soutenir, se déchaîne contre elle : seul un homme a le droit d’attraper la Croix, c’est écrit dans la bible ou dans la loi… euh… laquelle déjà ?
Ce n’est pas dans l'eau glacée que notre héroïne a sauté mais dans un vide juridique du droit ecclésiastique et tout le pays va s’en mêler. C’est un fameux bordel. Et ça ne va pas en rester là… Parce que Petrunya, de manière tout à fait inattendue, ne va pas lâcher l’affaire…

Pour que vous compreniez mieux, il faut vous dire qu’on a fait sa connaissance quelques scènes plus tôt. Petrunya dégage un charme têtu, pas forcément évident de prime abord mais qui va s’imposer progressivement à nous, tout comme son intelligence et sa finesse d’esprit. Mais tout cela a dû mal à transparaître dans une société patriarcale qui semble constamment lui susurrer son inutilité de fille improductive. Jusque-là, elle n’avait que ses yeux pour pleurer, les sucreries pour se consoler, coincée entre un avenir tout bouché et une mère étouffante toujours prête à la castrer. On la croyait timorée, benête, coincée ? Petrunya va s’avérer être une pure géante ! Et ce film vivifiant et drôle va s'imposer comme un excellent antidote aux masculinistes de tous poils !