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Le blog des profondeurs...
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Et si on passait à autre chose...
La restauration du jardin Verger Urbain V aura atteint son objectif, au-delà de toutes espérances : le jardin ne désemplit pas durant ces mois d’été, brassant tous les publics. Il est un lieu de vie et de rencontres, à toute heure de la journée et de la soirée. Et qu’importe que le gazon ait sou...

Il y a un an déjà...
Cette année, les organisateurs en ont décidé ainsi, la dernière étape du Tour de France cycliste aura pour cadre la magnifique ville d’Avignon. Le centre-ville, dit « intra-muros », sera le siège d’une épreuve contre la montre individuelle. Après trois tours des remparts de la cité médiéva...

Mais où donc se garer pour aller à Utopia ?
  PARKING DE L’ORATOIRE Forfait : 4€ de 20h à 1hPARKING LES HALLES Forfait : 2 € de 20h à 1hPARKING PALAIS DES PAPES Forfait : 3€ de 20h à 1h, et des navettes gratuites au départ des parkings relais, gratuits et surveillés.PARKING DES ITALIENS La navette circule du lundi au jeudi de 7h à 22h28 et...

ÇA NE PASSE PAS !
Nous vous avions annoncé dans notre dernière gazette Une Soirée de clôture pour l’ouverture pour la deuxième quinzaine de juin. Tout devait être réglé, les habitants et visiteurs du quartier de la Manutention, les festivaliers, tout le monde retrouverait la liberté de circuler le soir et le bonheur ...

LE PASSAGE DU VERGER URBAIN V : DE L’ABSURDE FAISONS TABLE RASE !
Jamais l’ambiance d’une assemblée générale du collectif n’a été aussi détendue. Détail important : les termes d’arbitraire, grotesque, ubuesque,….pour qualifier la décision de fermeture du passage ont cédé la place à des propos conciliants, bienveillants et un tantinet vigilants pour...

MEURS, MONSTRE, MEURS

Écrit et réalisé par Alejandro FADEL - Argentine/France 2018 1h39 VOSTF - avec Victor Lopez, Esteban Bigliardi, Tania Casciani, Romina Iniesta, Sofia Palomino, Francisco Carrasco, Stéphane Rideau, Jorge Prado... Prix long métrage international, Festival International du Film Indépendant de Bordeaux 2018.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

MEURS, MONSTRE, MEURSPréparez-vous à plonger dans un territoire sauvage et mystérieux. Le second film d’Alejandro Fadel, auteur du remarqué Los Salvajes, intrigue et brouille les cartes. À la fois polar et film d’horreur, le film nous happe dans une ambiance moite et poisseuse, servie par des images et une lumière magnifiques, par de vraies gueules d’acteurs. Les dialogues, par moment totalement décalés, apportent l’humour et le recul nécessaires pour ne pas sombrer dans la folie des personnages. Les noirs profonds de la nuit contrastent avec la lumière jaune et chaude du jour, les plans sont un régal pour les yeux. C’est ce mélange de beauté et de monstruosité qui perdure longtemps après la séance.



Dans une région reculée de la Cordillère des Andes, une jeune bergère s’effondre, au milieu de ses moutons, la gorge tranchée. Deux voitures de police sillonnent un chemin de montagne jusqu’à atteindre une ferme reculée. Les hommes découvrent rapidement la tête de la bergère au milieu des cochons. Ces deux premières scènes, saisissantes, installent le climat et donnent le ton d’emblée.
C’est l’officier de police rurale Cruz qui mène l’enquête, et très vite un homme paraît être le suspect idéal : David agit étrangement et n’a pas d’alibi. Ça ce complique quand on comprend que Francisca, l’amante de Cruz, est aussi la femme de David. Lequel est envoyé peu de temps après dans un hôpital psychiatrique : il incrimine sans cesse les apparitions brutales et inexplicables d’un Monstre. Dès lors, Cruz s’engouffre dans cette enquête tortueuse et commence a entendre une voix intérieure, obsédante, qui répète comme un mantra : « Meurs, Monstre, Meurs »…
Réflexion sur le monstre qui sommeille en chacun de nous, dénonciation du machisme de la société et des violences faites aux femmes, nous n’avons pas affaire ici à un banal film de genre. Meurs, Monstre, Meurs déroute et étonne par sa mise en scène planante et horrifique, jouant sur nos peurs intimes, celle de l’inconnu et de l’étranger. Alejandro Fadel convoque Cronenberg et Lynch, mais n’essaie jamais de les copier. Le film a sa propre âme, tourmentée certes, mais flamboyante. Après la vision de ce film, les images continueront de vous hanter et peut-être entendrez-vous aussi ces mots mystérieux « Meurs, Monstre, Meurs ».

« Comment contrôlons-nous, en tant que société, ce que nous ne connaissons pas ? Les formes de contrôle sur les citoyens et la surveillance policière ne cessent d’augmenter, comme nous en a averti Foucault à son époque. Elles trahissent un désir de tout contrôler, y compris la liberté, qui est aussi perçue comme une exhortation. Plus qu’un pur film d’horreur, j’ai tourné un film sur la peur de l’inconnu et sur l’angoisse que cet inconnu provoque. La peur transforme nos relations. Nous vivons, de plus en plus, dans une réalité parallèle, dans laquelle on se croit plus en contact que jamais avec les autres, alors qu’on s’isole de plus en plus. Les rituels de socialisation, comme se retrouver dans un bar ou un cinéma, ont tendance à disparaître. Cela me semble grave, car ce sont des endroits où l’inattendu est encore possible, ce qui me paraît la clé de la vie et de l’art : la manifestation de quelque chose qui vous fait sortir d’un état de calme et réussit à vous transformer… » Alejandro Faudel