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ÇA NE PASSE PAS !
Nous vous avions annoncé dans notre dernière gazette Une Soirée de clôture pour l’ouverture pour la deuxième quinzaine de juin. Tout devait être réglé, les habitants et visiteurs du quartier de la Manutention, les festivaliers, tout le monde retrouverait la liberté de circuler le soir et le bonheur ...

LE PASSAGE DU VERGER URBAIN V : DE L’ABSURDE FAISONS TABLE RASE !
Jamais l’ambiance d’une assemblée générale du collectif n’a été aussi détendue. Détail important : les termes d’arbitraire, grotesque, ubuesque,….pour qualifier la décision de fermeture du passage ont cédé la place à des propos conciliants, bienveillants et un tantinet vigilants pour...

Le passage du Verger Urbain V : le dénouement ?
Rappel pour celles et ceux qui ont pris 9 mois de vacances.Le Verger Urbain V, passage principal pour accéder au quartier de la Manutention est, depuis juillet 2018,  géré par les services des jardins de la ville et se trouve fermé théoriquement à 20h00 (mais de fait plutôt vers 19h30) l’hiver ...

ZONE DE DISCUSSION, DONNEZ-NOUS VOTRE AVIS.
FERMETURE DU VERGER D’URBAIN VN’hésitez pas à donner votre avis et à nous aider à trouver des solutions en vous exprimant sur ce billet.  Voir les textes ci-dessous : Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?Utopia, mon amour ! Verger Urbain V, écrin ou ca...

À nos amis festivaliers, qu’est-ce donc que Rosmerta ?
Afin de palier aux carences des services de l’État en matière d’hébergement des réfugiés, l’association Rosmerta, composée de plusieurs centaines de citoyens bénévoles, occupe depuis fin décembre un bâtiment de 400 m² pour y mettre à l’abri des mineurs isolés et des familles avec enfants en bas...

INNA DE YARD

Peter WEBBER - documentaire France / Jamaïque 2019 1h39 VOSTF -

Du 10/07/19 au 30/07/19

INNA DE YARD Les amateurs de musique reggae seront comblés, les néophytes ont de grandes chances d’être séduits aussi. Pour utiliser une comparaison qui parlera au plus grand nombre, Inna de Yard, c’est un peu le Buena Vista Social Club jamaïcain, avec la même verve, la même chaleur humaine, le même regard tendrement admiratif du réalisateur sur des musiciens emballants.

Inna de Yard, c’est le nom d’un collectif de chanteurs de reggae légendaires, qui ont uni leurs talents pour remonter aux sources de leur musique à travers un album exceptionnel, enregistré en acoustique et en plein air. Inna de Yard – littéralement « in the yard » – signifie « dans la cour ». C’est dans les cours qu’ont vu le jour et se sont développées des musiques jamaïcaines tels que le ska, le rocksteady et bien sûr le reggae. La « cour » où les vingt musiciens se sont retrouvés durant quelques jours pour enregistrer un disque exceptionnel n’est autre que la terrasse d’une maison perchée sur les hauteurs de Kingston, au cœur de la luxuriante nature jamaïcaine.

Le collectif regroupe des interprètes mythiques tels que Ken Boothe, Kiddus I, Winston McAnuff, Cedric Myton (le leader des Congos), les Viceroys, Horace Andy et Judy Mowatt, ainsi que les espoirs les plus prometteurs de la nouvelle génération reggae, représentée par Jah9, Var, Kush McAnuff et Derajah. Ils revisitent ensemble les titres phares de leur répertoire dans une orchestration acoustique comprenant un piano, une basse, une guitare sèche et un ensemble de percussions traditionnelles nyabinghi rasta. Quelques cuivres et un accordéon viennent compléter l’ensemble. Les bruits imperceptibles de la nature jamaïcaine associés aux sonorités si particulières de leur musique confèrent à l’album toute sa magie. Le caractère unique du projet repose sur les talents en présence de même que sur l’ambition commune de rappeler au monde l’originalité et la beauté de cette musique, qui tient tout autant de la soul, du gospel et de ses influences américaines que des croyances rastafari. Inna de Yard est une épopée écrite par les musiciens eux-mêmes, condensé de plusieurs récits de vie dramatiques dont celui de Kiddus I, le rebelle, ou celui de l’émouvant Winston McAnnuf, dit Electric Dread, racontant la difficulté du deuil. Toutes ces histoires font écho au passé esclavagiste de la Jamaïque, sombre et bouleversant. Cette volonté de vaincre la pauvreté et la misère par la musique permet ainsi de comprendre la vraie nature du reggae.

Peter Webber restitue la nostalgie d’un passé artistique glorieux, auquel un nouveau souffle créé par le public amoureux de reggae donne une seconde jeunesse. Les voix des vétérans n’ont presque pas changé, elles demeurent mélodieuses et envoûtantes. C’est une magnifique leçon de vie, un grand vent d’espérance et de rêverie sur fond d’une misère sociale terrible installée durablement en Jamaïque. Dans tous les cas, la joie l’emporte sur le drame, la musique fait danser les foules et le message est clair : l’histoire du reggae ne se résume pas à l’expression d’un courant musical, c’est tout un mode de vie, une culture, un savoir, une fierté nationale et internationale. Inna de Yard raconte l’aventure humaine de ces chanteurs qui, en plus d’incarner un genre musical mythique et universel, font vibrer l’âme de la Jamaïque.