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ÇA NE PASSE PAS !
Nous vous avions annoncé dans notre dernière gazette Une Soirée de clôture pour l’ouverture pour la deuxième quinzaine de juin. Tout devait être réglé, les habitants et visiteurs du quartier de la Manutention, les festivaliers, tout le monde retrouverait la liberté de circuler le soir et le bonheur ...

LE PASSAGE DU VERGER URBAIN V : DE L’ABSURDE FAISONS TABLE RASE !
Jamais l’ambiance d’une assemblée générale du collectif n’a été aussi détendue. Détail important : les termes d’arbitraire, grotesque, ubuesque,….pour qualifier la décision de fermeture du passage ont cédé la place à des propos conciliants, bienveillants et un tantinet vigilants pour...

Le passage du Verger Urbain V : le dénouement ?
Rappel pour celles et ceux qui ont pris 9 mois de vacances.Le Verger Urbain V, passage principal pour accéder au quartier de la Manutention est, depuis juillet 2018,  géré par les services des jardins de la ville et se trouve fermé théoriquement à 20h00 (mais de fait plutôt vers 19h30) l’hiver ...

ZONE DE DISCUSSION, DONNEZ-NOUS VOTRE AVIS.
FERMETURE DU VERGER D’URBAIN VN’hésitez pas à donner votre avis et à nous aider à trouver des solutions en vous exprimant sur ce billet.  Voir les textes ci-dessous : Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?Utopia, mon amour ! Verger Urbain V, écrin ou ca...

À nos amis festivaliers, qu’est-ce donc que Rosmerta ?
Afin de palier aux carences des services de l’État en matière d’hébergement des réfugiés, l’association Rosmerta, composée de plusieurs centaines de citoyens bénévoles, occupe depuis fin décembre un bâtiment de 400 m² pour y mettre à l’abri des mineurs isolés et des familles avec enfants en bas...

Avant-première mercredi 26 juin à 20h00 en collaboration avec Miradas Hispanas. La projection sera suivie d’une rencontre avec Cedric Lepine, critique de cinéma latino-américain et collaborateur des festivals Cinelatino, Rencontres de Toulouse et Viva Mexico à Paris. Le film sera à l’affiche à partir du 3 juillet.

ROJO

Écrit et réalisé par Benjamin NAISHTAT - Argentine/Brésil/France 2018 1h50 VOSTF - avec Dario Grandinetti, Andrea Frigerio, Alfredo Castro, Laura Grandinetti, Diego Cremonesi... Festival de San Sebastian 2018 : Meilleur réalisateur, Meilleur acteur, Meilleure photographie.

Du 03/07/19 au 30/07/19

ROJORojo prend place en Argentine en 1975 et revient sur une période particulièrement sombre du pays, lorsque la dictature militaire est en train de s’installer. Pour faire revivre à l’écran ce moment charnière, Benjamín Naishtat a apporté un soin tout particulier à l’ambiance du film, travaillant l’image et le son à la manière des grands thrillers politiques des années 70 : le jeune réalisateur revendique l’influence de Francis Coppola et de Sidney Lumet, on y pense en effet, ainsi qu’à Costa-Gavras. Cet environnement visuel renforce grandement la véracité du propos et immerge le spectateur dans une intrigue et une atmosphère à la croisée des genres. Un film troublant qui joue avec nos nerfs et nous questionne sur la lâcheté humaine.

Claudio, avocat réputé et notable local, mène une existence confortable, acceptant de fermer les yeux sur les pratiques du nouveau régime en place. Alors qu’il attend sa femme au restaurant, il est violemment pris à parti par un inconnu. Claudio humilie publiquement l’homme et finit de dîner tranquillement avec sa compagne. Plus tard dans la soirée, les deux hommes se recroisent et cette foisci, l’altercation vire au drame. Claudio va faire en sorte d’étouffer l’affaire en jouant de sa position, sans se douter que cette décision va l’entraîner dans une spirale sans fin.

Claudio s’accommode du régime en place et ferme les yeux sur ses pratiques liberticides, cela pose clairement une question morale au spectateur. Comment réagirions-nous si nous étions dans sa situation ? Entre cynisme et lâcheté, Claudio défend avant tout ses propres intérêts. On imagine aisément une grande partie de la population se comporter de cette manière alors que le pays est en train de sombrer dans la dictature.

À la fois polar noir et récit historique, le film bascule par moment dans l’humour, en particulier dans les dialogues, et permet de faire baisser la tension permanente qui pèse sur les épaules de Claudio. Cette menace est d’ailleurs remarquablement interprétée à l’écran par Alfredo Castro, l’acteur fétiche de Pablo Larraín, qui joue un détective chilien plus qu’inquiétant. À chacune de ses apparitions, le climat devient anxiogène et laisse planer un danger imminent. Pour la photographie, l’utilisation de couleurs à dominantes verte, ocre et rouge confère au film une patine seventies saisissante. À l’instar de son étonnant premier film, Historia del miedo (montré chez nous en 2014), on sent que la bande sonore a été travaillé avec minutie. On retrouve également ce souci du détail dans les recherches effectuées sur les décors et les costumes, qui sont eux aussi plus que convaincants. Il faut avouer que le résultat final est assez impressionnant.

Miradas hispanas vous propose un autre regard sur les cinémas du monde hispanique : projections de films en distribution, de films inédits en collaboration avec des festivals de cinéma espagnol et latino-américains en France, soirées thématiques, conférences et expositions en prolongement des projections. miradashispanas.free.fr