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Le blog des profondeurs...
(de champ)

COLLECTIF 23H59… Un an plus tard !
Les travaux de séparation du Verger Urbain V et du passage seraient terminés. Il manque encore un panneau annonçant clairement les heures d’ouverture du jardin et du fameux passage… Ainsi nous pouvons de nouveau transiter, le soir, jusqu’à minuit et souvent plus, vers le quartier de la Man...

Mais jusqu’à quelle heure peut-on transiter par le Verger Urbain V ?
C’est la question que vous nous posez souvent à la caisse du cinéma, ne sachant pas si vous trouverez porte ouverte ou porte close  et si vous devrez faire demi-tour. C’est (toujours) vrai qu’aucune information claire n’a été apportée sur les panneaux d’entrée  du Verger Urbain V… 20h ...

CAFÉ ROMA (ancien restaurant La Manutention) va enfin ouvrir ses portes !
Les « menus » travaux, comme nous vous l’avions annoncé dans notre dernière gazette vont être terminés ! Menus ? Pas tant que ça finalement :la peinture refaite, le mobilier changé, la cuisine réagencée, les nouvelles machines installées, les nouveaux menus édités… et puis é...

LE PASSAGE DU VERGER URBAIN V : C’EST LE BON SENS !
Belle soirée festive organisée par le Collectif 23h59, le 12 septembre dernier, dans le jardin du Verger Urbain V. Une réussite au-delà de nos espérances, qui attestait du plaisir des participants de pouvoir à nouveau emprunter le passage le soir, librement. Le dialogue avait repris, le bon sens l’a...

Et si on passait à autre chose...
La restauration du jardin Verger Urbain V aura atteint son objectif, au-delà de toutes espérances : le jardin ne désemplit pas durant ces mois d’été, brassant tous les publics. Il est un lieu de vie et de rencontres, à toute heure de la journée et de la soirée. Et qu’importe que le gazon ait sou...

LONG WEEKEND

Colin EGGLESTON - Australie 1978 1h38 VOSTF - avec John Hargreaves et Brihony Behets... Scénario d'Everett De Roche. Prix spécial du jury, Festival international du film fantastique et de science-fiction de Paris, 1978. Musique de Michael Carlos - VERSION INTÉGRALE RESTAURÉE.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LONG WEEKENDPeter et Marcia, un couple de Melbourne au bord de la rupture, décident de partir camper le week-end sur une plage isolée du littoral australien pour tenter de recoller les morceaux d’une relation devenue invivable. Le cadre paradisiaque où ils ont planté leur tente se fait de plus en plus menaçant à mesure que les atteintes à la nature environnante se multiplient et que les tensions entre les deux époux s’exacerbent.

Au cours des années 70, le cinéma australien s’est affirmé au-delà de ses frontières, particulièrement au travers de thématiques fantastiques mettant en scène le décor à la fois envoûtant et hostile d’un écosystème sauvage. Des films de Peter Weir (Les Voitures qui on mangé Paris, Pique-nique à Hanging Rock, La Dernière vague) au Mad Max de George Miller, en passant par Walkabout du britannique Nicolas Roeg et Wake in fright du canadien Ted Kotcheff, le bush australien représente un espace de dépaysement total, empreint de la mystique de la culture aborigène, duquel peuvent surgir des puissances sourdes, imprévisibles et inexplicables. Le paysage y est une entité à part entière, propice à la magie et au dérèglement des sens, espace ambivalent d’initiation et de destruction. Dans l’arrière-pays dépeuplé où règne la loi du plus fort et la puissance des éléments, l’homme devient potentiellement une proie.

Long weekend puise dans ce double registre et représente une des réussites majeures de la Ozploitation : une étude de caractère cruelle aux accents quasi bergmaniens, prenant le tour d’une parabole écologique sur la rupture fatale entre l’homme moderne, prédateur et consommateur effréné, et l’environnement qu’il a brutalement colonisé. Magnifiant dans le format Cinemascope la splendeur du paysage, le récit offre un contrechamp féroce en auscultant l’égoïsme et les frustrations de deux êtres irresponsables qui ne peuvent s’empêcher de souiller la nature, à l’image de leur relation. La découverte d’un campement abandonné, l’activité nocturne de la faune, peuplant l’obscurité de sonorités inquiétantes, la plainte répétée d’un dugong, les assauts d’animaux a priori inoffensifs, la végétation qui semble vouloir engloutir les intrus, tous ces événements vont progressivement instaurer un climat d’angoisse et de danger, que la partition entêtante de Michael Carlos va savamment souligner. La sécheresse de l’interprétation des deux acteurs, dans leur antagonisme, confère une âpre véracité à leurs personnages, avant que le caractère oppressant de la nature qui se rebelle tout entière ne les pousse dans leurs derniers retranchements, jusqu’à un dénouement insensé. (Bertrand Grimault/lunenoire.org)