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Le blog des profondeurs...
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Collectif 23h59 : voyons, réfléchissons…
Ah qu’il est plaisant de cheminer dans le passage Urbain V, à l’heure où fleurit la campagne, en journée quand les enfants s’ébattent dans le jardin, au crépuscule quand les humeurs chromatiques du temps nimbent la majesté du Palais… Nous avons failli être privés de cette jouissance simple et magnif...

L’association 100 pour 1
L’association éberge des familles sans papiers sur Avignon et Carpentras et organise tout au long de l’année des événements pour parvenir à financer le logement et l’accompagnement des familles qui sont prises en charge. Une tombola est actuellement organisée (2€ le billet) avec de nombreux...

123 Soleil : 8 MARS 2020, RÉALISEZ !
C’est la nouvelle date de 123 Soleil pour un tournage qui réunira 6 spectateurs d’Utopia et 6 jeunes réfugiés dans un lieu encore tenu secret sur Avignon. Une journée entière dédiée à la pratique cinématographique sans limite d’âge ni de langage, mais un casting 100% féminin du côté des spectateu...

23H59, et après ?
23H59, et après ? Qui n’a pas ressenti cette angoisse profonde face à l’horloge affichant cette heure terrible chaque jour renouvelée ? Qui n’a pas été saisi à la fois par la peur de ce qui risque de se passer après et par la nostalgie d’un temps qui s’achève à ce moment précis et ne reviendra j...

Le cinéma du peuple
“La plus grande qualité accessible pour tous, sans clivage social et culturel… Ce sera notre combat”. (Jean Vilar)   Ainsi donc le cinéma indépendant, le cinéma d’auteur serait « élitiste »… c’est en tout cas ce que déclarait, semble-t-il, une sociologue devant un amphi de 300 élèves ...

GHOST TROPIC

Bas DEVOS - Belgique 2019 1h25 - avec Saadia Bentaïeb, Maaike Neuville, Stefan Gota, Cedric Luvuezo, Willy Thomas, Nora Dari...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

GHOST TROPICIl y a ici des rires, peut-être les mieux sentis qu’on ait entendus depuis longtemps au cinéma, quand le réalisateur présente Khadija, l’héroïne du film, remarquablement interprétée par Saadia Bentaïeb. Khadija, une femme de ménage d’origine maghrébine en fin de cinquantaine, profite d’une pause café avec ses camarades, qui se racontent des histoires. Quelque chose d’amusant a été dit, et la joie est chaleureusement partagée par cette communauté de gens de milieux ethniques différents, dans cette métropole européenne de taille moyenne qui semble vraiment à des lieues d’être un enfer.

Khadija finit son service du soir et prend le métro pour rentrer chez elle. Elle s’assoupit et elle se réveille au terminus, assez loin de chez elle pour appeler l’endroit « l’autre bout de la ville ». Ce dernier métro ne lui laisse comme alternative que de marcher dans l’inconnu, dans la nuit, pour rejoindre son domicile.

Il fait froid, elle est fatiguée et au fil de son trajet, elle va rencontrer ceux qui vivent (ou qui meurent) la nuit. Elle va aider certains, se faire aider par d’autres et finira par arriver chez elle au petit matin.
La nuit ne porte pas avec elle les poncifs cinématographiques habituels : pas de peur de l’autre, pas d’ombres malveillantes, pas de courses poursuites folles mais des rires, de la poésie, un espace serein où l’on peut respirer et presque se reposer, un espace de douceur là où certains pourraient croire trouver l’enfer, même si la douleur ne peut être ignorée.
Ici, c’est le parcours et pas la destination qui compte. En chemin, à travers une ville glacée l’hiver, elle va rencontrer un certain nombre de gens de différents moyens, milieux et origines, qui s’avèrent tous tout à fait humains. La nuit de Khadija durera pour nous une heure vingt-cinq minutes, nuit filmée par Bas Devos sans pathos et avec délicatesse et une grande humanité.
La ville est dépeinte tantôt avec réalisme, tantôt comme un espace onirique. Il y a dans Ghost Tropic une émouvante vibration poétique, où la retenue et le minimalisme ouvrent la porte à quelque chose de plus grand.
(avec l’aide de Jan Lumholdt, Cineuropa)

« Au fil du film, Khadija rencontre une série de personnes. Elles ont toutes en commun avec elle une vie en bas de l’échelle sociale. Un sans-abri, un vigile, des migrants, une pompiste, le gérant d’un magasin de nuit et une infirmière de nuit. Leurs rencontres sont parfois sans paroles, voire de simples observations. Il arrive que des conversations se nouent. Mais il apparaît rapidement que le périple de Khadija est légèrement surréel. D’ordinaire, cette femme timide ne s’engagerait jamais dans de telles rencontres. Mais les circonstances l’y obligent et elle semble les considérer comme une chance. Le retour chez elle devient pour elle une petite révolution. Un tournant. Un bond dans l’inconnu. » Bas DEVOS