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Le blog des profondeurs...
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Gazette post-covid no3
Donc on récapitule : à Avignon, à ce jour en zone rouge, on maintient toujours un fauteuil de libre de chaque côté d’une personne ou d’un groupe et le port du masque est obligatoire au cinéma même pendant les séances. À ce propos nous voudrions rassurer le monsieur de l’autre jour, récalcitrant...

« ciné-déconfiné » Ce qui a changé et ce qu’il faut respecter
• Il y a un décalage entre chaque séance pour que vous vous croisiez le moins possible.•.• Le port du masque est obligatoire dans tout le cinéma et également pendant la séance..• L’équipe est masquée (mais tout à fait reconnaissable).• L’heure c’est l’heure et VRAIMENT l’heure : aucun retard ne...

Utopia est dans le Canard Enchaîné ! Notre futur Utopia écolo retenu par Ulule et Lilo !
Après tant de rencontres animées dans nos salles sur l’écologie, on s’est dit qu’il était temps de passer à l’action et d’impulser une véri-table nouvelle génération de ciné-mas respectueux de l’environnement ! ... Lire Utopia est dans le Canard Enchaîné ! Notre futur Utopia écolo retenu par...

L’association 100 pour 1
L’association 100 pour 1 choisit de faire vivre la soli-darité en privilégiant l’action concrète depuis 2016. Grâce à ses adhérents qui s’engagent à verser au minimum 5€ par mois pendant 2 ans, elle procure gratuitement un logement à des familles migrantes sans papiers et les accompagne dans la rech...

Le Collectif 23h59 communique :
Comme annoncé en des temps très anciens datant d’avant le fameux Monde d’après, dans une précédente gazette, le Collectif 23h59 avait décidé de se muter en association pour poursuivre son action dans la continuité de sa propre histoire qui avait jadis duré plusieurs mois. Ces temps de guerre travers...

HOTEL BY THE RIVER

Écrit et réalisé par HONG Sang-soo - Corée du Sud 2018 1h36 VOSTF - avec Ki Joon-bong, Kim Min-hee, Song Seon-mi, Kwon Hae-hyo...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

HOTEL BY THE RIVERIl faut croire que Hong Sang-soo filme comme il respire, à voir la rapidité de son rendement – un film par an, quand ce n’est pas deux. Celui-ci se distingue assez des autres, ne serait-ce qu’à travers son personnage central, un poète sexagénaire qui, se voyant mourir, a convié ses deux fils à venir le retrouver dans l’hôtel où il séjourne, au bord d’une rivière. La vue, dégagée, montre une montagne au loin. Le paysage est immaculé, la neige scintillante donnant un éclat inédit au noir et blanc de ce récit, tout près du conte. Lorsqu’ils arrivent, les deux fils attendent pas mal de temps leur père, en se taquinant l’un l’autre, non sans mordant. L’aîné, plus expansif, est narquois ; le cadet contre-attaque volontiers, mais on le sent plus timide – il se définit lui-même, tiens tiens, comme « un cinéaste qui n’est ni grand public ni auteur, mais qui fait ce qu’il peut ».

Au même moment, deux jeunes femmes amies se retrouvent à l’hôtel. L’une a un chagrin d’amour, l’autre tente de la consoler. Elles se baladent dans le coin et croisent le poète, aussitôt saisi par leur beauté. Il les aborde pour leur dire en quelques mots combien leur présence est une sorte de bénédiction. On imagine le début d’une histoire d’amour.
Fausse piste. Il va de fait moins s’agir d’amour que de possibles morts ou renaissance, réconciliation avec la vie, retrouvailles avec des proches. Sur un ton badin, mais où pointent des notes de gravité et même un drame, le cinéaste coréen offre un brillant jeu de reflets et de correspondances, à partir d’un chassé-croisé aussi minimaliste que fluide. Allant et venant entre l’hôtel et ses alentours, les protagonistes, d’égale importance, se cherchent, se manquent, se trouvent, pour se dire des vérités, plus ou moins aimables.

Le film est imprévisible, surprenant par ses chemins empruntés, ses changements de registre et sa douce indistinction entre veille et sommeil. Car, plus d’une fois, les personnages font des siestes ou s’assoupissent malgré eux. On en vient à s’interroger sur le degré de réalité de ce qui est à l’écran. Oscillant entre visions éclatantes, pressentiments, évocations du passé et rêves prémonitoires, Hotel by the river est un diamant, dont la lumière est proportionnelle à la noirceur.

(J. Morice, Télérama)