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Ma classe au cinéma
ENSEIGNANTS, ENSEIGNANTES, vous pouvez d’ores et déjà inscrire votre classe pour le parcours Ma classe au cinéma, proposé aux élèves de la maternelle à la terminale. Ce programme propose aux élèves de découvrir des œuvres cinématographiques en salle et de se constituer ainsi, grâce au...

123 soleil, des nouvelles !
Cette association est née il y a 5 ans autour d’une table du café d’Utopia avec l’idée de créer des rencontres entre des jeunes migrants nouvellement arrivés à Avignon et des autochtones, spectateurs d’Utopia essentiellement. La recette : un dimanche, de préférence ensoleillé, un...

DOUCES TERRES
Partout en Vaucluse des collectifs osent défier les décideurs, industriels, présidents d’interco, aménageurs et même l’État, contre la bétonisation des terres agricoles et naturelles. Ils remettent en cause l’aménagement du territoire qui contient trop de projets écocides.Ils se battent, avec leurs ...

SOLIDARITE UKRAINE : LE FRANÇAIS LANGUE DU CŒUR.
Aux images insoutenables qui nous parviennent d’Ukraine s’ajoutent l’exil et l’afflux d’une population traumatisée qui fuit les horreurs de la guerre. Des centaines de réfugiés sont attendus dans notre département et la qualité de l’accueil signifie aussi de leur apporter une bonne maîtrise des base...

NOS ÂMES D’ENFANTS

(C’mon, c’mon) Écrit et réalisé par Mike MILLS - USA 2021 1h48 VOSTF - avec Joaquin Phoenix, Woody Norman, Gaby Hoffmann, Scoot McNairy... Musique (très classe) de Bryce et Aaron Dessner, de The National.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

NOS ÂMES D’ENFANTSOn avait beaucoup aimé les deux précédents films du rare et discret Mike Mills : le plutôt masculin Beginners en 2010 et le très féminin 20th century women en 2016. Un film tous les 6 ans, il n’abuse pas ! Nous aimons derechef Nos âmes d’enfants, subtile chronique familiale qui renouvelle le genre par son regard précis mais jamais insistant, par sa douceur inquiète, par son empathie généreuse, par son style d’une discrète élégance. On n’oubliera pas de dire que le charme du film tient aussi beaucoup au duo assez irrésistible que forment Joaquin Phoenix – au naturel, sobre et tendre, impressionnant de présence, plus proche ici de ses rôles tout en nuances dans Two lovers ou dans Her que de celui, relevant trop évidemment de la performance, dans Joker – et un incroyable gamin nommé Woody Norman, qui fait à l’aise la maille en face de son illustre aîné.
Johnny est un journaliste de radio – plus proche (heureusement pour l’intérêt du scénario) d’un Daniel Mermet que d’un Nagui – qui voyage à travers les États-Unis – la première séquence le rattrape à Détroit – pour enregistrer la parole d’adolescents et de grands enfants sur la façon dont ils vivent le monde, la société, sur leur vision de l’avenir, sur leurs espoirs, leurs craintes face au futur.



Il est très probable que ces témoignages, d’une lucidité, d’une qualité de réflexion réjouissantes, sont tirés d’enquêtes bien réelles, et ils donnent immédiatement au film une dimension collective, dans laquelle va venir s’inscrire le récit intime.
Le soir à l’hôtel, Johnny passe un coup de fil à sa sœur Viv, qu’il n’a pas vue depuis un an – on comprendra par quelques flash-backs que leur éloignement est lié à la mort de leur mère, au terme d’une longue maladie qu’ils ont accompagnée et qui les a divisés sur la conduite à tenir, sur les choses à accepter… ou pas. Ils échangent quelques nouvelles et du côté de Viv, elles ne sont pas vraiment bonnes : son mari est parti s’installer à Oakland pour son travail et il est en grande détresse psychologique, il faudrait qu’elle le rejoigne ne serait-ce que quelques jours, le temps de l’aider, le temps de le rassurer. De fil en aiguille, la sœur demande à son frère s’il peut venir chez elle à Los Angeles pour s’occuper de son fils Jesse, 9 ans, pendant son absence.
Johnny accepte évidemment, sans hésiter donc sans savoir vraiment à quoi il s’engage… Le voilà chez sa sœur, renouant avec une joyeuse évidence des liens distendus, apprenant à connaître ce môme manifestement intelligent, marrant, curieux de tout… et un brin perturbé par les relations difficiles entre ses deux parents.

Autant dire que ça ne va pas aller, Jesse ayant un talent incontestable pour mettre les pieds dans le plat et les adultes devant leurs contradictions, en même temps qu’une imagination pas évidente à cerner et encore moins à contrôler.
La relation entre l’oncle et le neveu est très chouette, à la fois juste et pleine de fantaisie, et au fil du film se disent, mine de rien, un tas de choses essentielles sur les liens qui nous unissent à nos proches, sur la transmission, sur la responsabilité des adultes, sur l’amour parental et filial…