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UN CINÉMA UTOPIA À TROYES DES NOUVELLES DU PETIT NOUVEAU
Citoyens inconnus ou reconnus, journalistes indépendants, petites mains de l’ombre… que serait-on sans vous ?Pour ceux qui auraient loupé quelques épisodes entre deux festivals, deux confinements ou une déclaration de Poutine, rembobinons l’histoire…L’action débute en l’an 2019 après JC, toute l...

LA MÉNARDIÈRE Un habitat partagé à Bérat, entre Toulouse et l’Ariège
C’est un rêve, modeste et fou… Parvenus à l’âge où les clairons sonnent la retraite, une poignée de filles et de garçons se sont mis en tête d’inventer une alternative à ce que la société propose à ses vieux : ne pas vivre seuls, ne pas finir dans une de ces horribles institutions où il ne rest...

SOUTENIR LA CULTURE AU LIBAN
Les bibliothèques publiques de Beyrouth jouent un rôle important dans la diffusion gratuite de la culture et de l’Art auprès de tous les publics, sans aucune distinction de sexe, d’origine ou de croyance. Ce sont des lieux de laïcité, d’égalité et de tolérance. Leur place est primordiale dans l...

Cannes, c’est plus ce que c’était !
C’est tous les ans ou presque la même rengaine. Cannes, ma bonne dame, c’est plus ce que c’était : la sélection n’est vraiment pas terrible, le palmarès est complètement naze, tout ça c’est copinage et compagnie, bref le festival part à vau-l’eau… Sauf ces deux dernières années, pour des raison...

FELLINI SATYRICON

Federico FELLINI - Italie 1969 2h04 VOSTF - avec Martin Potter, Hiram Keller, Max Born, Magalie Noël, Alain Cuny, Capucine, Salvo Randone, Lucia Bosé... Scénario de Federico Fellini, Bernardino Zapponi et Brunello Rondi, d’après l’œuvre attribuée à Petrone. Musique originale de Nino Rota.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

FELLINI SATYRICONDans la Rome antique, Encolpe et Ascylte, deux étudiants qui cohabitent dans le quartier souterrain de Subure où ils vivent de rapines, se disputent les faveurs de leur jeune esclave Giton. Les trois comparses, tour à tour réunis et désunis, vont vivre différentes aventures au gré de leurs rencontres.

Après des films comme La Strada, La Dolce vita et Huit et demi, chef-d’œuvre introspectif, Federico Fellini opère un tournant radical vers un cinéma de l’excès, du débordement, en tournant son Satyricon en pleine période de libération sexuelle et de trips psychédéliques. Le baroque visible dans ses autres films atteint ici son paroxysme. Comme l’écrit Olivier Père dans Les Inrocks, « en adaptant Pétrone, Fellini livre une sorte de version antique et hallucinée de La Dolce vita, plus proche de la science-fiction, de la pop culture et du cinéma fantastique que du péplum traditionnel.  Satyricon organise une visite guidée de la Rome décadente, de ses vices et de ses excès, mais aussi des propres obsessions du réalisateur. »

Fellini a en effet expliqué que, gravement malade, il avait retrouvé l’inspiration grâce à ce récit de Pétrone, lu pendant sa jeunesse. Satyricon est le premier roman picaresque européen. Ecrit sous Néron, vers le milieu du premier siècle, seulement deux fragments des livres XV et XVI nous sont parvenus ; le festin chez Trimalcion occupe plus de la moitié des vers. Fellini indique que l’aspect lacunaire de l’œuvre l’avait fasciné car elle permettait d’imaginer les épisodes manquants. C’est ce délire d’imagination qui fait la force du film.
Cela rejoint les propos du maestro lors de la sortie du film : il déclare qu’il s’agit d’« une grande galaxie onirique, une sorte d’essai de science-fiction du passé, un voyage dans un monde mystérieux », où les personnages, avec leurs costumes et leurs maquillages outranciers, transcendés par la lumière de Giuseppe Rotunno, sont d’une beauté monstrueuse. Encople et Ascylte deviennent alors les témoins et les acteurs de cette tragi-comédie dantesque, menée à travers une série de tableaux.