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UN CINÉMA UTOPIA À TROYES DES NOUVELLES DU PETIT NOUVEAU
Citoyens inconnus ou reconnus, journalistes indépendants, petites mains de l’ombre… que serait-on sans vous ?Pour ceux qui auraient loupé quelques épisodes entre deux festivals, deux confinements ou une déclaration de Poutine, rembobinons l’histoire…L’action débute en l’an 2019 après JC, toute l...

LA MÉNARDIÈRE Un habitat partagé à Bérat, entre Toulouse et l’Ariège
C’est un rêve, modeste et fou… Parvenus à l’âge où les clairons sonnent la retraite, une poignée de filles et de garçons se sont mis en tête d’inventer une alternative à ce que la société propose à ses vieux : ne pas vivre seuls, ne pas finir dans une de ces horribles institutions où il ne rest...

SOUTENIR LA CULTURE AU LIBAN
Les bibliothèques publiques de Beyrouth jouent un rôle important dans la diffusion gratuite de la culture et de l’Art auprès de tous les publics, sans aucune distinction de sexe, d’origine ou de croyance. Ce sont des lieux de laïcité, d’égalité et de tolérance. Leur place est primordiale dans l...

Cannes, c’est plus ce que c’était !
C’est tous les ans ou presque la même rengaine. Cannes, ma bonne dame, c’est plus ce que c’était : la sélection n’est vraiment pas terrible, le palmarès est complètement naze, tout ça c’est copinage et compagnie, bref le festival part à vau-l’eau… Sauf ces deux dernières années, pour des raison...

I COMETE

Écrit et réalisé par Pascal TAGNATI - France 2021 2h08 - avec Jean-Christophe Folly, Pascal Tagnati, Apollonia Bronchain Orsoni, Davia Benedetti...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

I COMETEC’est l’été, les vacances. Sur la place du village, quelques personnes végètent à l’ombre assises sur les marches de l’église, discutant avec l’accent et des expression du coin. Dans cette image d’Épinal de torpeur méditerranéenne, il y a pourtant déjà un léger couac. Leur brève conversation prend des virages un peu fous et avant que la nonchalance estivale reprenne le dessus dans un rire, on aura aperçu un bref éclat de nervosité, comme une pensée négative déjà envolée à peine a-t-elle traversé l’esprit. Aucune ombre ne semble pourtant planer sur ce village corse qui a tout d’un coin de paradis. Discrète et élégante, la mise en scène vient encadrer la placidité magnétique des paysages boisés, si bien que dans les scènes d’intérieurs, la moindre fenêtre ouverte sur un arbre a déjà quelque chose d’émouvant et magique.



Mais la carte postale se trouble. La chaleur humaine qui anime ces différentes scénettes se fait plus intense : analyse de l’identité d’un club de foot, rivalités de cours de récrés, blagues de cul reloues… sous des apparences banales, chaque discussion vire au cul-de-sac, à l’échauffement des esprits. Comme une alarme impossible à éteindre, ce qui finit toujours par revenir dans ces conversations, ce sont des codes masculins qui s’imposent sans nuance, une fierté bravache et toxique faite d’affrontements bruts et de microagressions homophobes. Ce qui se réveille, c’est la claustrophobie d’une mentalité insulaire, une absence de remise en question qui donne à cet éden des airs de prison.
Pascal Tagnati parvient à exposer cette tension sous-jacente sans jamais montrer de réelle violence à l’écran et sans charger son écriture de raccourcis faciles… Tagnati a trouvé une distance singulière mais idéale pour traduire l’ambivalence empoisonnée de cette communauté et pour révéler avec une finesse intranquille les violents mystères qui se cachent derrière nos quotidiens.

(G. Coutaut, lepolyester.com)