LA GAZETTE
(à télécharger au format PDF)

NOUS TROUVER
(et où trouver la gazette)

NOS TARIFS :
TARIF NORMAL : 7€
CARNET D'ABONNEMENT : 50€ (10 places, non nominatives, non limités dans le temps, et valables dans tous les Utopia)
Séance de midi : 4,50€
Moins de 14 ans : 4,50€

RSS Cinéma
RSS Scolaires
RSS Blog

(Quid des flux RSS ?)

EN DIRECT D'U-BLOG

Le blog des profondeurs...
(de champ)

UN CINÉMA UTOPIA À TROYES DES NOUVELLES DU PETIT NOUVEAU
Citoyens inconnus ou reconnus, journalistes indépendants, petites mains de l’ombre… que serait-on sans vous ?Pour ceux qui auraient loupé quelques épisodes entre deux festivals, deux confinements ou une déclaration de Poutine, rembobinons l’histoire…L’action débute en l’an 2019 après JC, toute l...

LA MÉNARDIÈRE Un habitat partagé à Bérat, entre Toulouse et l’Ariège
C’est un rêve, modeste et fou… Parvenus à l’âge où les clairons sonnent la retraite, une poignée de filles et de garçons se sont mis en tête d’inventer une alternative à ce que la société propose à ses vieux : ne pas vivre seuls, ne pas finir dans une de ces horribles institutions où il ne rest...

SOUTENIR LA CULTURE AU LIBAN
Les bibliothèques publiques de Beyrouth jouent un rôle important dans la diffusion gratuite de la culture et de l’Art auprès de tous les publics, sans aucune distinction de sexe, d’origine ou de croyance. Ce sont des lieux de laïcité, d’égalité et de tolérance. Leur place est primordiale dans l...

Cannes, c’est plus ce que c’était !
C’est tous les ans ou presque la même rengaine. Cannes, ma bonne dame, c’est plus ce que c’était : la sélection n’est vraiment pas terrible, le palmarès est complètement naze, tout ça c’est copinage et compagnie, bref le festival part à vau-l’eau… Sauf ces deux dernières années, pour des raison...

LIMBO

Écrit et réalisé par Ben SHARROCK - GB 2020 1h44 VOSTF - avec Amir El-Masry, Vikash Bhai, Ola Orebiyi, Sidse Babett Knudsen...

Du 15/06/22 au 05/07/22

LIMBONous sommes en Écosse, plus précisément sur une île paumée au large du pays, dans les Hébrides, où, idée tordue de génie, les autorités britanniques ont installé dans ce bout du monde une vingtaine de demandeurs d’asile dans l’attente de la lettre qui les autorisera ou pas à rester sur le territoire de la Verte Albion : une bonne manière d’ôter à nos gaillards exilés toute envie d’essayer de gagner Londres… Dans ce paysage lunaire, magnifique mais battu par des vents glaciaux une bonne partie de l’année, les réfugiés font comme les rares habitants : ils s’emmerdent ferme et tournent en rond…



Le film va s’attacher à quelques personnages : deux frères nigérians obsédés par la série Friends, et dont l’un rêve de devenir footballer professionnel à Chelsea ; un intrigant et hilarant fan afghan de Freddie Mercury, avec qui il partage la religion zoroastrienne et peut-être l’identité sexuelle ; et surtout Omar, jeune Syrien joueur de oud – il trimbale son instrument partout –, qui a laissé derrière lui des parents à Istanbul et un frère resté combattre Assad. Dans ce désert des tartares septentrional, la vie des réfugiés est rythmée par le passage de la camionnette du facteur, guettée souvent en vain, et par la queue à l’unique cabine téléphonique, le réseau de portables n’étant fonctionnel qu’au sommet de l’ile. Omar y passe beaucoup de temps, écoutant les déceptions, impatiences et reproches de ses parents. Le jeune homme a perdu le goût de la musique depuis qu’il est arrivé en Europe et prétexte un poignet foulé pour ne plus jouer…

La force et le charme du film doivent beaucoup à son univers absurde, entre Kaurismaki et Ken Loach, entre beauté des paysages et tristesse des cœurs. Mais il faut saluer aussi l’interprétation du jeune Amir El-Masry, qui incarne formidablement le désarroi et le déchirement de ce jeune homme tiraillé entre espoir en l’avenir et fantômes du passé.