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Nous pouvons organiser des séances à la carte pour vos classes, en matinée. Vous trouverez une liste des films programmables sur notre site internet, rubrique « Jeune public et scolaires »/ “D’AUTRES FILMS POUR LES SCOLAIRES”  Pour les maternelles : Zébulon l...

La Ménardière : un habitat partagé en construction…
À Bérat, à mi-chemin entre l’Ariège et Toulouse, la Ménardière est un beau domaine aux multiples possibilités. Acquis en 2019 par une douzaine de personnes au bord de la retraite qui refusaient le destin peu folichon, que nos sociétés réservent à leurs vieux : ni solution privée au coût e...

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Et voilà, Vidéo en Poche c’est fini, le compteur s’arrête à 30237 copies vendues sans DRM sur clés USB ! À bientôt dans le cyberespace indépendant et surtout IRL dans les salles de cinéma :)Le 30 novembre à minuit, Vidéo en Poche a tiré sa révérence et retourne dans sa bouteille de ...

TOUT VA BIEN, TOUT VA MAL
Prix des places de cinéma : les salles abusent-elles sur les tarifs ?  Ainsi s’interrogent ces temps-ci la presse et les émissions spécialisées sur la culture, le cinéma, le panier des ménages… ce dernier serait lourdement touché par les politiques tarifaires extravagantes pratiquées ...

LES BONNES ÉTOILES

Écrit et réalisé par Hirokazu KORE-EDA - Corée du Sud / Japon 2022 2h09 VOSTF - avec Song Kang-ho, Gang Dong-won, Doona Bae, Lee Ji-eun... Festival de Cannes 2002 : Prix d’interprétation masculine pour Song Kang-ho.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LES BONNES ÉTOILESl faut bien le reconnaître : les protagonistes de ce nouveau film – tourné en Corée du Sud – du grand cinéaste japonais Kore-Eda ne sont pas a priori, tous autant qu’ils sont, d’une rigueur morale exemplaire ! Nous sommes à Busan, en Corée donc, et nous découvrons d’emblée une des spécificités pour le moins étrange du pays : la présence dans les grandes villes de ce qu’on appelle « les boîtes à bébé ». Une sorte de cocon sécurisé encastré dans le mur des orphelinats, dans lequel les mères désemparées peuvent déposer discrètement l’enfant dont elles sont dans l’impossibilité de s’occuper et qui sera proposé à l’adoption. C’est un pasteur qui a eu l’idée en 2010 de créer ces boîtes pour éviter que les bébés soient abandonnés sur les pas de portes ou le long des murs. Et dans ce pays certes prospère mais extrêmement inégalitaire, les abandons – et le trafic d’enfants qui va parfois avec – sont nombreux…



Ce soir-là, sous la pluie battante, la jeune So-yung abandonne son enfant sur le trottoir, trop paniquée pour prendre même le temps de le déposer dans la « baby box ». Deux petits malfrats – plutôt genre pieds nickelés, l’un volontaire à l’orphelinat, l’autre patron de pressing endetté auprès de la mafia – le récupèrent illico, bien décidés à lui trouver une nouvelle famille moyennant finances… Ce qu’ils ne savent pas, c’est qu’ils sont discrètement surveillés par deux policières, dont l’obstinée Soo-jin qui va tout faire pour coincer les deux kidnappeurs et sauver le nourrisson…
On vous avait prévenus, les « héros » du film ne sont pas des prix de vertu et pourtant Kore-Eda, qui retrouve ici le ton et l’esprit de son merveilleux Une affaire de famille (Palme d’Or à Cannes 2018), sait les rendre formidablement attachants et il nous entraîne avec eux dans un road movie rocambolesque en van déglingué – dans lequel, pour enrichir le tableau, a réussi à se glisser un jeune orphelin d’une dizaine d’années ! – à la recherche d’une famille honorable et aimante à qui vendre le bébé…
Sans jamais les juger et encore moins les condamner, Kore-Eda nous fait découvrir peu à peu le passé de ses personnages, qui éclaire leurs actions et réactions. Qu’a subi et vécu So-yung pour en arriver à abandonner son bébé ? Dong-soo et Sang-yeon, les deux piètres escrocs, ne sont-ils poussés que par l’appât du gain, alors même qu’ils se montrent incroyablement pointilleux sur le choix de la famille adoptante ? Et qu’est-ce qui peut bien pousser la flic Soo-jin à poursuivre obsessionnellement les deux trafiquants de seconde zone ?

Entre périple cocasse teinté d’un humour décapant, polar à suspense et mélo à nous chavirer le cœur, Kore-Eda se joue magnifiquement des genres et nous ravit de bout en bout. Il faut dire qu’il peut compter sur une bande de comédiens exceptionnels, au premier rang desquels on retrouve le grand Song Kang-ho – vous ne connaissez pas forcément son nom mais vous allez immédiatement le reconnaître : il était le chef de la famille squatteuse de Parasite –, absolument irrésistible en patron de pressing plus généreux que mafieux. Il n’a pas volé son prix d’interprétation cannois !