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La Paix, éternelle Utopie ?
Pas facile de décrypter le chaos du monde pour les spectateurs, plus ou moins lointains, que nous sommes, face aux faits tragiques qui nous submergent en avalanche via la presse, les réseaux sociaux, vraies ou fausses nouvelles… Et c’est dans ces moments-là que nous avons encore plus envie de croire...

LES SALLES UTOPIA SE METTENT AU VERT
Vous y croyez, vous, au bon sens qui voudrait que partir se bronzer les fesses à l’autre bout du monde  avec des avions Macron volant avec du bio kérozène made in France serait bon pour votre corps et la planète ? Cela ne ressemblerait-il pas étrangement au discours tenu il y a quelqu...

Justine Triet parle d’or
Il aura donc suffi de quelques mots, à peine, pour que la Ministre de la Culture, celui de l’Industrie, quelques maires et députés de la majorité, volent dans les plumes et la palme de Justine Triet, réalisatrice couronnée d’Anatomie d’une chute, sermonnant en substance : « ce n’est pas bi...

Rosmerta continue ! Vous connaissez l’histoire ? 
Depuis les débuts, et même avant, Utopia Avignon suit l’histoire de près ! Ça fait presque cinq ans qu’on vous en parle dans nos gazettes, à chaque rebondissement. Ce qu’il s’est passé depuis 2018 : réquisition citoyenne d’une école vétuste appartenant au diocèse, procès et appel...

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L'AFFAIRE VINČA CURIE

Dragan BJELOGRLIC - Serbie 2023 2h VOSTF - avec Radivoge Bukvic, Alexis Manenti, Jérémie Laheurte, Lionel Abelanski... Scénario de Dragan Bjelogrlic et Vuk Rsumovic, d’après le roman de Goran Milasinovic.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

L'AFFAIRE VINČA CURIEThis is a true story… une histoire qui fait écho à notre actualité, avec toutes les ambigüités dont est capable l’humain. C’est intense, mené comme un thriller et le film aborde subtilement la complexité des relations entre des peuples que l’histoire oppose.
15 octobre 1958, nous sommes en pleine guerre froide. À quelques kilomètres de Belgrade, six scientifiques mènent secrètement des recherches en vue de doter la Yougoslavie de l’arme nucléaire. Certes la Yougoslavie est un pays communiste, mais a un statut un peu à part depuis que Tito et ses troupes de « partisans » ont tenu tête aux nazis sans l’aide de l’Armée Rouge… et c’est sans doute à raison qu’elle favorise ses propres recherches sur le nucléaire, espérant consolider une forme d’indépendance par rapport au bloc soviétique auquel elle appartient… Bon, je simplifie, mais gageons que le film vous donnera envie de creuser davantage.
Toujours est-il que ces chercheurs poussent leur réacteur expérimental jusqu’à dépasser le seuil critique, ce qui va provoquer une réaction en chaîne… Gravement irradiés, condamnés à brève échéance, ils sont embarqués en toute discrétion par la police secrète yougoslave, qui les fait passer de l’autre côté du rideau de fer, pour les conduire jusqu’au seul endroit susceptible de les prendre en charge : l’Hôpital Curie à Paris, dans le service dirigé par le docteur Henri Jammet.
Le professeur Georges Mathé, chercheur en immunologie et cancérologie, est appelé à la rescousse et s’il refuse d’abord, car il est profondément hostile aux recherches sur l’arme atomique, il finit par décider de transposer sur des humains ses expériences faites sur les souris. L’état des chercheurs évoluant rapidement vers une issue obligatoirement fatale… dans l’urgence, et peu certain de réussir, il va alors tenter pour la première fois des greffes de moelle osseuse à partir de donneurs volontaires…
La tension est forte, l’affaire est palpitante, les acteurs convaincants, et si le film nous tient en haleine, c’est qu’il n’a rien de simpliste et nous titille de mille et une interrogations qui incitent à tirer les ficelles de l’Histoire pour en savoir davantage…

Le programme de recherche nucléaire yougoslave a été interrompu en 1968 et les deux réacteurs de recherche ont été arrêtés en 1984. En 2009, la piscine de stockage des déchets étant en mauvais état, deux tonnes et demie de matières radioactives ont été envoyées en Russie au centre de retraitement de Mayak et le déclassement du site lié aux réacteurs a été finalisé en 2011.
En cherchant un peu sur internet, vous pouvez trouver des articles du monde de 1958 et 1959 sur le sujet… Georges Mathé est mort le 15 octobre 2010, date anniversaire de l’accident de Vinča : on trouve aussi l’hommage rendu par Radojko Maksic, chef de l’équipe de recherche en 1958, le tout premier à avoir reçu une greffe de moelle humaine. Il rappelle qu’à la suite de ce succès, les relations ont continué entre la Yougoslavie et l’institut Curie : Mathé a notamment aidé les médecins de l’hôpital Bezanijska à Belgrade à créer un service de cancérologie (inauguré en 2007).

Un article du Courrier des Balkans écrit, le 9 novembre 2011 : « Serbie : la plus grande décharge nucléaire d’Europe ouvre à 20 km de Belgrade. Après avoir été à la pointe de la recherche atomique yougoslave, le site de Vinča accueille désormais le plus grand entrepôt de déchets radioactifs du continent »… (avec l’aide de l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique et des USA) malgré les protestations des habitants du coin… Mais c’est une autre histoire.