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Journal de bord d'un cinéma fermé (semaine 8)
Ici est archivé le journal de bord du confinement de la semaine du mercredi 6/05 au lundi 11/05/2020  Mercredi 6 mai, jour 51 de l’après PCA (Paysans & Consommateurs Associés)
Aujourd’hui, mercredi 6 mai de 18h à 19h livraison dans le hall du cinéma des paniers de légumes, oeufs, fromages de chèv...

Journal de bord d'un cinéma fermé (semaine 7)
Ici est archivé le journal de bord du confinement de la semaine du mercredi 29/04 au mardi 5/05/2020  Mercredi 29 avril, jour 44 de l’après PCA (Paysans & Consommateurs Associés)
Aujourd’hui, mercredi 29 avril de 18h à 19h livraison dans le hall du cinéma des paniers de légumes, oeufs, fromages d...

Journal de bord d'un cinéma fermé (semaine 6)
Ici est archivé le journal de bord du confinement de la semaine du mercredi 22/04 au mardi 28/04/2020  Mercredi 22 avril, jour 37 de l’après La séquence du confiné #34 La séquence précédente était extraite de L’as de pique, premier long métrage de Miloš Forman. Réalisé en 1964, le film suit les a...

Journal de bord d'un cinéma fermé (semaine 5)
Ici est archivé le journal de bord du confinement de la semaine du mercredi 15/04 au mardi 21/04/2020  Mercredi 15 avril, jour 31 de l’après Comme la semaine dernière, nous vous soumettons ce mercredi quelques suggestions de films à voir (voir colonne de gauche). La semaine dernière c’était la ré...

MANHUNTER

Écrit et réalisé par Michael MANN - USA 1986 1h58mn VOSTF - avec William Petersen, Ilm Greist, Joan Allen, Tom Noonan, Brian Cox... D’après le roman Dragon rouge, de Thomas Harris.

Du 21/10/20 au 10/11/20

MANHUNTERManhunter, troisième film de cinéma réalisé par Michael Mann, est sorti en France en septembre 1987 sous le titre Le Sixième sens. Il est urgent d’oublier cette mauvaise trouvaille française, et pas seulement afin d’éviter une possible confusion avec le film de fantômes de Shyamalan avec Bruce Willis (Sixième sens sans l’article). Plus juste parce que plus ambivalent, l’intitulé original Manhunter entretient d’emblée une féconde ambiguïté : qui est ledit « chasseur d’homme » ? Le serial killer, prédateur implacable qui décime des familles aisées dans leur sommeil les nuits de pleine lune ? Ou le profiler du FBI – William Petersen, excellent, dans la droite ligne de son rôle dans To live and die in L.A. de William Friedkin, autre polar phare des années 80 – qui tente d’en retrouver la trace en se projetant dans son cerveau malade, au risque de s’y perdre ?

Renvoyer les deux hommes dans un jeu de miroirs où l’un et l’autre se confondent, jouer sur l’identification du flic et de sa proie, brouiller la frontière entre monstruosité et humanité, telles sont les lignes de force troublantes de ce thriller mental qui allait jeter les bases du style Mann : action, expérimentation visuelle, formalisme léché exaltant dans un bain de musiques planantes des univers urbains, nimbés d’éclats bleutés et de néons blafards. Avec cette façon aussi de distendre le récit comme pour le vider de sa substance, en l’infléchissant vers une forme d’abstraction à laquelle fait écho l’architecture moderniste des décors.

Adapté du roman Dragon rouge de Thomas Harris, où apparaît pour la première fois le personnage de Hannibal Lecter (ici baptisé Lecktor) et réalisé au cœur des années Miami vice, Manhunter allie ainsi mélancolie languide, beauté irréelle des cadrages et esthétique inspirée du clip… une stylisation renvoyant le film à ce qu’il est : une traversée des apparences, où le monde déréalisé n’est plus que simulacres, surfaces, images.

(merci à N. Dray, Libération)