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Journal de bord d'un cinéma fermé (semaine 8)
Ici est archivé le journal de bord du confinement de la semaine du mercredi 6/05 au lundi 11/05/2020  Mercredi 6 mai, jour 51 de l’après PCA (Paysans & Consommateurs Associés)
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Aujourd’hui, mercredi 29 avril de 18h à 19h livraison dans le hall du cinéma des paniers de légumes, oeufs, fromages d...

Journal de bord d'un cinéma fermé (semaine 6)
Ici est archivé le journal de bord du confinement de la semaine du mercredi 22/04 au mardi 28/04/2020  Mercredi 22 avril, jour 37 de l’après La séquence du confiné #34 La séquence précédente était extraite de L’as de pique, premier long métrage de Miloš Forman. Réalisé en 1964, le film suit les a...

Journal de bord d'un cinéma fermé (semaine 5)
Ici est archivé le journal de bord du confinement de la semaine du mercredi 15/04 au mardi 21/04/2020  Mercredi 15 avril, jour 31 de l’après Comme la semaine dernière, nous vous soumettons ce mercredi quelques suggestions de films à voir (voir colonne de gauche). La semaine dernière c’était la ré...

Journal de bord d'un cinéma fermé (semaine 4)
Ici est archivé le journal de bord du confinement de la semaine du mercredi 8/04 au mardi 14/04/2020  Mercredi 8 avril, jour 24 de l’après PCA (Paysans & Consommateurs Associés)
Aujourd’hui, mercredi 8 avril de 18h à 19h livraison dans le hall du cinéma des paniers de légumes, oeufs, fromages de ...

Jeudi 22 OCTOBRE 2020 à 20h15

SOIRÉE PHILIP K. DICK


En partenariat avec la librairie La Mauvaise réputation.
Projection unique présentée par Laurent Queyssi, auteur, scénariste et traducteur, qui signe la préface de l'édition des Nouvelles complètes 1 et 2 de Philip K. Dick aux Editions Gallimard – Collection Quarto, parution le 15 octobre.

TOTAL RECALL

Paul Verhoeven - USA 1990 1h53mn VOSTF - Avec Arnold Schwarzenegger, Michael Ironside, Sharon Stone, Ronny Cox... Scénario de Dan O’Bannon, d’apès la nouvelle de Philip K. Dick.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

TOTAL RECALLDavid Cronenberg était sur le coup, mais c’est Paul Verhoeven qui remporta le droit d’adapter la nouvelle Souvenirs à vendre de Philip K. Dick. Avec Total Recall, Verhoeven continue une carrière américaine entamée avec La Chair et le Sang, cinq ans auparavant, puis Robocop, soit deux films emblématiques, extrêmement violents, sauvages et radicaux. Le cinéaste néerlandais n’est pas un débutant et compte bien faire plier l’establishment hollywoodien. Pour le coup, il a réussi à marquer l’industrie au fer rouge (Mars…).
Porté par la plume de Dan O’Bannon, l’un des grands scénaristes de la science-fiction américaine (Alien, Métal Hurlant, Planète Hurlante…), Total Recall est aussi un formidable véhicule pour Arnold Schwarzenegger qui, en 1990, est en pleine bourre. Il est sur les lèvres de tous les producteurs et trouve ici l’un de ses meilleurs rôles. Il convient également de saluer Michael Ironside, l’un des plus superbes salauds du cinéma américain, Rachel Ticotin, l’amazone badass, et Sharon Stone, symbole naissant à la sensualité évidente, qui d’un regard, jette le doute sur l’identité du héros, mais en aucun sur un pouvoir de séduction déjà irrésistible.

Probablement conscient du potentiel de son script et de celui de ses stars, Paul Verhoeven s’éclate comme un gosse. Son film est à son image. Sous ses apparences de blockbuster entièrement dédié à son acteur principal, Total Recall est une œuvre complexe, viscérale et torturée. Aussi intelligent qu’efficace, le long-métrage enfile avec un aplomb impressionnant les scènes cultes, de l’apparition de Kuato à la séquence du « divorce ». Visuellement, le film est une claque, même si aujourd’hui certains effets ont bien entendu pris un coup de vieux. Les affrontements saignent et les bons mots fusent. En s’affranchissant des limites imposées par les genres qu’il aborde, Verhoeven modèle une science-fiction originale qui fourmille de détails et qui multiplie les pistes de narration. Total Recall, c’est du caviar. Impossible d’imaginer une meilleure incarnation de l’œuvre de Dick, pour tout bon fan du cinéma de genre des années 80/90 qui se respecte. Ici, c’est le spectateur qui prime. Verhoeven pense d’abord à son public et non à l’approbation des producteurs. En bon sale gosse qui se respecte, il assène un nouveau doigt d’honneur à la bien-séance et signe un film qui ne pourrait probablement jamais voir le jour aujourd’hui dans les mêmes conditions, en bénéficiant du même budget.

2048 : Doug Quaid, un employé du bâtiment, rêve chaque nuit qu’il est sur la planète Mars. Sa femme, la belle et voluptueuse Lori, tente de détourner son attention, mais rien n’y fait, Doug décide de pousser les portes de Rekall, une entreprise spécialisée dans l’implantation de souvenirs factices. Son but : chercher à comprendre le sens de ses mystérieux rêves. Dès lors, la machine s’emballe…
Rêve ou réalité ? Total Recall ne s’avance pas et sème le trouble. À chacun de tirer ses conclusions. Mais peu importe. L’ambiguïté du script peut tout à fait être envisagée comme un bonus. Le petit truc en plus. La cerise sur le gâteau. 25 ans après, l’énigme perdure et alimente les discussions à chaque fois que le film est rediffusé.

(d’après Gilles Rolland, onrembobine.fr)