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"Un sale métier" à voir sur Mediapart
UN SALE METIER, c’est le titre (emprunté au Voleur de Georges Darien) d’un très chouette film réalisé par Pascal Catheland il y a quelques années, qui est visible en accès libre sur le site de Mediapart pendant une semaine à partir du 26 avril 2020 : Un sale métier / Mediapart. La présentation d...

LES GRANDS VOISINS, LA CITE REVEE
LES GRANDS VOISINS et Utopia Sainte Bernadette à MontpellierUne fois n’est pas coutume, à la suite de nos amis d’Utopia Tournefeuille, nous nous essayons à partager avec vous un film, LES GRANDS VOISINS - et de profiter autant que possible de ce moment pour discuter, ensemble, avec d’autres. San...

La Lettre de Wajdi Mouawad
“Nogent-sur-Marne, le 12 avril 2020Mon cher petit garçon, T’écrire ces quatre mots me bouleverse. Ils rendent si réel l’homme que tu es, en cet aujourd’hui qui est le tien, quand, dans celui qui est le mien, tu n’es encore qu’un enfant. Cette lettre je l’adresse donc à l’homme que tu n’es pas en...

La séance le 12 juin à 20h sera en présence de Leyla Hussein, psychothérapeute et activiste sociale somalienne, fondatrice du projet Dahlia et co-fondatrices de Daughters of Eve, de Marie-Noëlle Lanuit, sexologue et présidente de Women's March de Montpellier, et d'Isabelle Broué, cinéaste de la sexualité positive, réalisatrice du film "Tout le plaisir est pour moi".

#FEMALE PLEASURE

Barbara MILLER - documentaire Allemagne / Suisse 2018 1h37mn VOSTF -

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

#FEMALE PLEASURE« Que s’est-il passé il y a des milliards d’années pour qu’ils s’attaquent à nos corps ? » C’est avec cette question, ce cri poussé par Leyla Hussein que s’ouvre #Female pleasure, dans une puissante profusion d’images et de sons, lancés comme un manifeste rageur à la face du spectateur. Le plaisir féminin, vaste sujet… encore tellement tabou ! Comme le pouvoir, la parole ne se demande ou ne se quémande pas : elle se prend – et c’est toute l’ambition de ce film. Plus largement il est question des violences faites aux femmes sous diverses formes. Son film, Barbara Miller, l’envisage comme « un plaidoyer pour le droit à l’autodétermination et une sexualité épanouie pour les femmes. Je voulais savoir quelles structures universelles se cachent derrière le fait que les femmes, même aujourd’hui, ne peuvent pas célébrer librement leur corps et leur sexualité. Et si elles le font, dans la plupart des régions du monde, elles sont méprisées, excommuniées ou même menacées ».

Originaire de Somalie, Leyla Hussein vit en Angleterre et milite contre l’excision par la sensibilisation des communautés et des politiques. Militante, Vithika Yadav l’est aussi. En Inde, elle a créé un site internet, une plate-forme de discussion et d’échange traitant de sexualité et d’amour dans un pays où il n’est pas bien vu de tenir ce genre de propos. C’est pourtant celui là même qui a vu naître le Kama Sutra ! Pour continuer ce balayage des exemples de liens ténus entre féminité et religion, Deborah Feldman nous raconte comment et pourquoi elle a fui sa communauté hassidique new-yorkaise après avoir été mariée et avoir eu un enfant. De même, Doris Wagner nous explique pourquoi elle est sortie du couvent catholique en Allemagne. Le point commun entre toutes ces femmes, c’est bien les différentes façons de libérer la parole. C’est ainsi qu’en 2014, Rokudenashiko, auteure de manga japonaise et artiste contemporaine, a réalisé un moulage géant de sa vulve installé sur un canoë. Ce qu’elle qualifie de performance lui vaudra d’être inculpée pour « obscénité encourageant des pulsions sexuelles dangereuses ».

#Female pleasure propose le regard croisé de cinq femmes, qui ont décidé de ne plus se taire. Les expériences qu’elles partagent sont toutes différentes mais se recoupent. Sans être une représentation globale de l’état du monde en matière de sexualité féminine, le film pointe des exemples de voies possible du changement. Se fait jour un constat : où que l’on soit dans le monde, certaines femmes choisissent, parfois au péril de leur vie, de ne plus subir mais d’agir et d’aider nos sociétés humaines à se libérer des carcans qu’elles se sont elles même imposées. Le sujet est donc éminemment politique, il appartient à chacune de s’en emparer, à l’instar d’Axelle Jah Njiké : « Il est temps que notre sexe soit pour nous aussi synonyme d’expression, d’épanouissement et de bien-être. Synonyme du plaisir d’être femme. Et porteur d’une féminité joyeuse et accomplie, manifestation du droit inaliénable pour nous toutes à devenir sujets, plutôt qu’objets sexuels. » Et ce qui est certain, c’est que nous allons avoir beaucoup de choses à nous dire après avoir vu ce film !