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Dernier Ciné trico'thé de la saison !
On se retrouve le samedi 1er juin dans le hall du cinéma après la séance - vers 16h - de L’ADIEU À LA NUIT, pour papoter, siroter un thé (sûrement glacé !) et tricoter !... Lire Dernier Ciné trico'thé de la saison !...

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Les séances “bébé” sont des séances où les parents peuvent venir avec leur nouveaux nés. Et déguster un film pendant qu’ils roupillent dans leurs bras. Les séances sont évidemment ouvertes à tous les spectateurs, il suffit de savoir qu’il peut arriver qu’un bébé fasse du bruit en suçant son pouc...

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Il y a du nouveau sur Vidéo en Poche ! Nous sommes très heureux de vous annoncer l’entrée au catalogue du film 120 battements par minute de Robin Campillo ainsi que de Jeanette, l’enfance de Jeanne d’Arc de Bruno Dumont. Le principe est toujours le même, venez avec votre clé USB ou votre dis...

LUCIE, APRÈS MOI LE DÉLUGE

Film documentaire de Sophie LORIDON
France 2018 58 mn
Tarif unique : 4 euros

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

Arriver à Malfougères, à 1000 mètres d’altitude, ça se mérite ! Ce n’est pas donné à tout le monde, y survivre non plus. Au bout de la route qui serpente vers ces hauts plateaux ardéchois, on trouve une bien vieille dame, la doyenne du lieu : Lucie. À elle seule, elle représente la fin d’une époque, un mode de vie en voie de disparition. Et pourtant elle se marre ! Ses pommettes coquelicot, qui ne semblent jamais devoir se faner, laissent deviner la jouvencelle qu’elle a été : joviale, têtue, travailleuse insatiable. Polissonne peut-être ? On se plaît à le croire quand elle évoque ses prétendants et les occasions ratées de se marier. Incapable de rentrer dans un moule de rosière timorée, aussi forte en besogne que ces messieurs qu’elle devait un peu trop impressionner.
À 92 ans, le regard malicieux de l’insoumise, son esprit vif nous rafraîchissent les idées tel un souffle printanier. Pourtant les occasions de jacasser se sont raréfiées au fil du temps, tant le petit hameau qui grouillait de vie paysanne s’est dépeuplé. Seule rescapée désormais, elle trône au milieu de ses hortensias et d’un bric-à-brac extraordinaire.
On se repaît de ses pensées sagaces, patinées par le temps, de ses délicieux poèmes qu’elle sème au gré des conversations. On observe attendris ses gestes devenus trop lourds, les sons familiers : la pendule qui dit oui, qui dit non, le crépitement du feu dans le poêle centenaire ou celui des biscottes dans l’éternel bol de lait.
La réalisatrice questionne, moissonne les souvenirs, émaille judicieusement le film d’images d’archives donnant à voir ce qui fut et cessa d’être. Les quatre saisons de Lucie sont touchantes, comme une ode au temps qui passe, une ode à la vie. C’est aussi un formidable témoignage d’amour et de solidarité. Quand vient le moment de partir, on quitte cette femme et ses sommets à regret.