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"Un sale métier" à voir sur Mediapart
UN SALE METIER, c’est le titre (emprunté au Voleur de Georges Darien) d’un très chouette film réalisé par Pascal Catheland il y a quelques années, qui est visible en accès libre sur le site de Mediapart pendant une semaine à partir du 26 avril 2020 : Un sale métier / Mediapart. La présentation d...

LES GRANDS VOISINS, LA CITE REVEE
LES GRANDS VOISINS et Utopia Sainte Bernadette à MontpellierUne fois n’est pas coutume, à la suite de nos amis d’Utopia Tournefeuille, nous nous essayons à partager avec vous un film, LES GRANDS VOISINS - et de profiter autant que possible de ce moment pour discuter, ensemble, avec d’autres. San...

La Lettre de Wajdi Mouawad
“Nogent-sur-Marne, le 12 avril 2020Mon cher petit garçon, T’écrire ces quatre mots me bouleverse. Ils rendent si réel l’homme que tu es, en cet aujourd’hui qui est le tien, quand, dans celui qui est le mien, tu n’es encore qu’un enfant. Cette lettre je l’adresse donc à l’homme que tu n’es pas en...

LA FAMEUSE INVASION DES OURS EN SICILE

Lorenzo MATTOTI - film d'animation France/Italie 2019 1h22mn VOSTF - avec les voix de Toni Servillo, Antonio Albanese, Andrea Camilleri, Maurizio Lombardi... Scénario de Thomas Bidegain, Jean-Luc Fromental et Lorenzo Mattotti, d’après le conte de Dino Buzzati. Pour les enfants à partir de 7 ans.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LA FAMEUSE INVASION DES OURS EN SICILEQue feriez-vous si vous rencontriez un ours énorme dans le creux d’une montagne ? Baladins itinérants poussés par la neige à se réfugier au fond d'une caverne, le vieux Gedeone et sa fille Almerina se retrouvent ainsi nez à truffe avec un tas de poils et de muscles mal léché, réveillé en pleine hibernation. Pour l'amadouer, ils se mettent en devoir de déployer leurs talents et ustensiles forains – et de lui raconter une histoire… d’ours.

« Il était une fois, commencent-ils, dans les somptueuses montagnes Siciliennes, dans une lointaine époque, alors que les ours savaient parler… » Et de raconter Léonce, le roi des ours, qui, sous un beau soleil estival, emmène un jour à la pêche son fils Tonio. L’ourson se montre gauche et intimidé, un peu distrait aussi. Il n’aura pas le temps d’attraper une seule proie : un instant d’inattention, le voilà disparu ! Le roi Léonce bat en vain la montagne, en compagnie de ses troupes fidèles. Abattu, sans ressort, ayant perdu toute appétence pour les choses de ce monde, il entraîne tout son royaume dans la faillite de sa vie. Arrive le terrible hiver, qui s'annonce meurtrier. Or miracle ! Le roi sort de son apathie, reprend du poil de la bête et, dans un soubresaut de désespoir et d’espoir mêlés (celui de retrouver son fiston), entraîne le peuple des ours jusque dans la vallée pour aller quémander naïvement un peu d’aide auprès des hommes. Puis, ayant découvert la vraie nature de ces bipèdes sans fourrure, décide de les envahir, à commencer par le grandiose palais de l’affreux Grand Duc de Sicile…
Tandis qu’Almerina et Gedeone racontent, miment, s'enflamment, leur auditeur ursidé réagit à peine mais n'en pense pas moins : « C’est ainsi que les hommes racontent cette histoire ? » Et par sa voix rocailleuse, on en découvrira une toute autre version, celle des ours…

Dans ce merveilleux film, Lorenzo Mattotti et ses co-scénaristes tirent le fil de l’histoire originale écrite (et dessinée) par Dino Buzzati en 1945, ils tressent, brodent et inventent joyeusement, là un prologue, ici une chute, ailleurs un contrepoint, qui donnent une vigueur imparable au récit, passant du grand film d'aventures épique, humoristique et coloré à la parabole historique à tiroirs en passant par le conte philosophico-politique… Tous les âges, tous les publics y trouveront leur bonheur : chapeau ! Et le spectacle est visuellement, graphiquement splendide. On retrouve sous la caméra du réalisateur Mattotti la patte, l'élégance du dessinateur Lorenzo, la rondeur de ses traits, la douceur de ses pastels qui ont fait sa renommée comme illustrateur. Dans un tourbillon coloré, il convie à la fête aussi bien ses Maîtres de la peinture italienne que le style épuré, géométrique des dessins de Buzzati. Le film adoucit à peine le propos sombre du conte en le déployant au fil de paysages lumineux. Tant la nature que la ville se diaprent tour à tour d’ocres, de verts et de bleus aux multiples nuances, de rouges et ors éclatants qui ravissent nos sens… un enchantement !