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Le blog des profondeurs...
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« Seul(e) sur une île déserte, confiné(e) avec un film » : Guillaume Brac
Guillaume Brac, réalisateur : nous avons programmé tous ses films depuis Le naufragé / Un monde sans femme (2012), Tonnerre (2014), Contes de Juillet (2018) et L’île au trésor (2018). Guillaume Brac est venu présenter ce dernier documentaire autour de la Base De Loisirs Cergy et son film Tonnerr...

Message du Théâtre de l'Usine : « En attendant de vous retrouver ! »
Chères spectatrices, chers spectateurs,Suite aux décisions prises par le gouvernement pour lutter contre l’épidémie de Covid-19, le Théâtre de l’Usine reste fermé jusqu’à nouvel ordre afin de protéger la santé de chacun d’entre nous. L’ensemble des représentations programmées sont à ce jour annu...

« Seul(e) sur une île déserte, confiné(e) avec un film »
Jérôme Soubeyrand, comédien, scénariste et réalisateur que nous avons reçu en décembre 2014 pour la présentation de son film Ceci est mon corps en compagnie de son actrice Laetitia Lopez. Ceci est mon corps est mis en visionnage libre toute cette semaine (dans les films confinés, liens dans la c...

JOURNAL DE BORD D'UN CINÉMA FERMÉ
  LE FACEBOOK UTOPIA95 Mercredi 1er avril 2020 ou comment apprendre à vivre avec le Covid 19(on a raté les 18 épisodes précédents, c’est pour ça qu’on n’y comprend rien) Chers amis utopiens confinés, A l’heure où quelques écrivain(e)s se confi(n)ent  dans des journaux plus ou moins intimes (on v...

DOWNTON ABBEY

Michael ENGLER - GB 2019 2h02mn VOSTF - avec Michelle Dockery, Hugh Bonneville, Maggie Smith, Elisabeth McGovern… et tous les autres... Scénario de Julian Fellowes, créateur de la série Downtown Abbey.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

DOWNTON ABBEYImages magnifiques aux couleurs d'automne, costumes chiadés… on retrouve tous les personnages qui faisaient le charme imparable des six saisons de la série. Il n'est néanmoins pas besoin de les avoir vues pour savourer le film, mais dame ! 52 épisodes de 50 minutes, ça crée des liens et vous rend familière une bande de personnages qui s'étaient immiscés dans nos vies en nous racontant l'évolution d'une famille d'aristocrates « so british » et de leurs domestiques dans le petit château familial niché dans le cœur verdoyant du Yorshire au début du siècle dernier. Ça commençait le jour du naufrage du Titanic qui décimait les héritiers mâles de la famille Crawley…

Le film débute plus de dix ans après, là où s'arrêtait le dernier épisode. En passant au grand écran, les personnages semblent dans un premier temps presque un peu intimidés, comme si le poids de l'attente des plus de 120 millions de spectateurs cumulés à travers 200 pays leur flanquait un peu la trouille. Il y a de gros moyens, les décors ont plus d'ampleur… succès planétaire oblige : l'intimité du petit écran manque un peu, mais peu à peu le ballet habituel des intrigues reprend le dessus et on renoue avec l'ambiance des cuisines en sous-sol, les désirs de pouvoir, les petits coups fourrés, les sentiments qui fleurissent là où on ne les attendait pas… Tous se connaissent depuis si longtemps que les relations ont perdu en acidité avec l'habitude, on est plus pointilleux sur les économies, le train de vie n'est plus tout à fait ce qu'il était… Même la Comtesse douairière (Maggie Smith), du haut de ses 85 ans, est devenue moins coupante avec le temps…
Mais voilà qu'une nouvelle arrive qui fracasse les habitudes et fait reprendre du service à ceux qui étaient sur la touche, on rameute de tous côtés : leurs majestés de la couronne d'Angleterre se lancent dans un périple à travers leurs provinces et ont décidé d'honorer de leur visite leurs fidèles sujets qui représentent si bien cette vieille noblesse tellement liée à l'histoire de la « Perfide Albion »… on imagine le branle-bas que l'annonce provoque et chacun se pose la question cruciale qui va avec son rang : quel plat va-ton leur mijoter se demande-t-on à l'office, quelle robe vais-je mettre au bal, soupire-t-on dans les étages… Mais le sentiment de fierté que la visite provoque chez les domestiques, qui se sentent depuis toujours un peu de la famille, est vite gâté par l'arrivée du staff royal, qui prend la main, majordome insupportablement suffisant en tête, les chassant de leur cuisine avec arrogance. On se doute que Carlson, Elsie, John Bates, Ana Bates, Phyllis, Beryl, Daisy et tous les autres travailleurs de l'ombre ne vont pas se laisser humilier de si mauvaise façon…

En passant au cinéma, Downton Abbey a pris la douceur colorée d'un bonbon anglais, le poivre de la contestation sociale pique moins, le souffle de l'histoire semble un peu distant, mais le charme opère tout de même et on se laisse porter par le tourbillon des personnages, la beauté du décor, et on sort du ciné avec l'envie de se refaire quelques petits épisodes au coin du feu, à la maison…