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Le blog des profondeurs...
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« Seul(e) sur une île déserte, confiné(e) avec un film » : Guillaume Brac
Guillaume Brac, réalisateur : nous avons programmé tous ses films depuis Le naufragé / Un monde sans femme (2012), Tonnerre (2014), Contes de Juillet (2018) et L’île au trésor (2018). Guillaume Brac est venu présenter ce dernier documentaire autour de la Base De Loisirs Cergy et son film Tonnerr...

Message du Théâtre de l'Usine : « En attendant de vous retrouver ! »
Chères spectatrices, chers spectateurs,Suite aux décisions prises par le gouvernement pour lutter contre l’épidémie de Covid-19, le Théâtre de l’Usine reste fermé jusqu’à nouvel ordre afin de protéger la santé de chacun d’entre nous. L’ensemble des représentations programmées sont à ce jour annu...

« Seul(e) sur une île déserte, confiné(e) avec un film »
Jérôme Soubeyrand, comédien, scénariste et réalisateur que nous avons reçu en décembre 2014 pour la présentation de son film Ceci est mon corps en compagnie de son actrice Laetitia Lopez. Ceci est mon corps est mis en visionnage libre toute cette semaine (dans les films confinés, liens dans la c...

JOURNAL DE BORD D'UN CINÉMA FERMÉ
  LE FACEBOOK UTOPIA95 Mercredi 1er avril 2020 ou comment apprendre à vivre avec le Covid 19(on a raté les 18 épisodes précédents, c’est pour ça qu’on n’y comprend rien) Chers amis utopiens confinés, A l’heure où quelques écrivain(e)s se confi(n)ent  dans des journaux plus ou moins intimes (on v...

PAPICHA

Écrit et réalisé par Mounia MEDDOUR - France, Algérie 2019 1h45mn VOSTF - Avec Lyna Khoudri, Shirine Boutella, Amira Hilda Douaouda, Zahra Doumandji, Yasin Houicha, Nadia Kaci, Meryem Medjkane... FESTIVAL DE CANNES 2019, SÉLECTION UN CERTAIN REGARD.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

PAPICHAAlors que la révolte gronde dans les rues d’Algérie, voici un film d’une jeune réalisatrice qui nous ramène quelques années en arrière. Un film sur la pulsion de vie, à la mise en scène fiévreuse, pour exorciser les traumatismes des années 90. Raconter pour ne pas oublier et éviter de nouvelles dérives.
Alger, années 90. Nedjma, jeune étudiante en lettres, profite de sa jeunesse avec insouciance. Entourée de ses meilleures amies, elle fait le mur le samedi soir pour sortir, sous l’œil complice du concierge de la cité universitaire. La journée, elle dessine et coud, avec un talent certain, des robes pour les papichas, ces jeunes et jolies Algéroises.
Jusqu’au jour où une patrouille de femmes en hidjab débarque en plein cours et enlève le professeur, accusé de parler la langue étrangère (le français) et par là de pervertir la jeunesse. Ce ne sera là que le début de la « décennie noire », marquée par des enlèvements et des attentats quotidiens. Nedjma décide alors de résister par ce qu’elle aime : coudre…

Le film est largement inspiré de l’expérience personnelle de la jeune réalisatrice ; tout y est réaliste, à commencer par la vie à la cité universitaire, entre filles, où la solidarité et l’amitié comptent plus que tout. Dans l’adversité, on se serre les coudes et on cherche des solutions, légales ou pas. Chacune des filles représente à leur façon une des facettes de cette jeunesse algérienne. Nedjma est forte, mais aussi un peu naïve et refuse de voir la menace qui monte. Elle aime profondément son pays et refuse de le quitter alors que Kahina rêve de partir à l’étranger, convaincue de rater des opportunités en restant au pays. Linda, sa sœur, représente ces centaines personnes de journalistes et intellectuelles, enlevées et assassinées par les islamistes.
Portait féministe, Papicha séduit tout particulièrement par son punch, sa fraîcheur. Le film restitue le climat anxiogène des années 90 en Algérie, le règne des arrangements, la violence ambiante croissante et les pressions sur les femmes, premières cibles des endoctrinés.