PONTOISE
SAINT-OUEN L'AUMÔNE

LES HORAIRES (format PDF)

MON C.E. ROULE POUR UTOPIA

METTEZ VOTRE PUB
DANS LA GAZETTE !


NOUS TROUVER
(et où trouver la gazette)

NOS TARIFS :
TARIF NORMAL : 7€
CARNET D'ABONNEMENT : 50€ (10 places, non nominatives, non limités dans le temps, et valables dans tous les Utopia)
Groupe ( >30p.) : 3€
TARIF étudiants, lycéens, collégiens, demandeurs d'emploi, bénéficiaires du RSA : 4€ (sur présentation d'un justificatif)

RSS Cinéma
RSS Scolaires
RSS Blog

(Quid des flux RSS ?)

EN DIRECT D'U-BLOG

Le blog des profondeurs...
(de champ)

FERMETURE ESTIVALE
FERMETURE.jpg, août 2020 ... Lire FERMETURE ESTIVALE...

EN ATTENDANT LA VERSION PAPIER LE PROGRAMME DE RÉOUVERTURE - DU 1ER JUILLET AU 4 AOÛT 2020
UTOPIA-297 ... Lire EN ATTENDANT LA VERSION PAPIER LE PROGRAMME DE RÉOUVERTURE - DU 1ER JUILLET AU 4 AOÛT 2020...

« Seul(e) sur une île déserte, confiné(e) avec un film » : Guillaume Brac
Guillaume Brac, réalisateur : nous avons programmé tous ses films depuis Le naufragé / Un monde sans femme (2012), Tonnerre (2014), Contes de Juillet (2018) et L’île au trésor (2018). Guillaume Brac est venu présenter ce dernier documentaire autour de la Base De Loisirs Cergy et son film Tonnerr...

Message du Théâtre de l'Usine : « En attendant de vous retrouver ! »
Chères spectatrices, chers spectateurs,Suite aux décisions prises par le gouvernement pour lutter contre l’épidémie de Covid-19, le Théâtre de l’Usine reste fermé jusqu’à nouvel ordre afin de protéger la santé de chacun d’entre nous. L’ensemble des représentations programmées sont à ce jour annu...

PORT DU MASQUE :

Le port du masque est OBLIGATOIRE dans les zones de circulation du cinéma et donc quand vous êtes en mouvement (entrées et sorties, toilettes, hall). Dans la salle et donc pendant la projection, le port du masque demeure RECOMMANDÉ pendant la séance. Ce qui est OBLIGATOIRE par contre, c'est la distanciation (un fauteuil libre de part et d'autre pour vous ou votre famille). Merci de votre compréhension.

DE GAULLE

Gabriel Le BOMIN - France 2019 1h48mn - avec Lambert Wilson, Isabelle Carré, Olivier Gourmet, Catherine Mouchet, Philippe Laudenbach, Tim Hudson... Scénario de Valérie Ranson Enguiale et Gabriel Le Bomin.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

DE GAULLEAvouons-le, notre premier réflexe, à l'annonce d'un film sur le Grand Charles, fut de méfiance : l'entreprise était gonflée, le personnage trop proche de nous, trop particulier peut-être… En choisissant de ne prendre en compte qu'une toute petite partie de la vie de De Gaulle, tout juste deux mois entre avril et juin 1940, Gabriel Le Bomin a choisi le bon angle : ce grand type qui ne semble pas à l'aise dans son corps est encore inconnu de tous, il n'est pas encore entré dans l'Histoire, personne ne sait encore combien son rôle va compter dans l'avenir de la France.
Issu d'un milieu conservateur et catholique, il a une épouse discrète, qu'il aime et qui l'aime, et tous deux manifestent une constante tendresse pour Anne, leur petite fille trisomique qu'ils ont choisi de garder avec eux, à une époque où les enfants handicapés ne sont pas bienvenus dans les familles et se retrouvent le plus souvent abandonnés dans les hôpitaux psychiatriques. Proche de la cinquantaine en mai 1940, De Gaulle est nommé à la fois général et sous-secrétaire d'État à la Guerre et à la Défense nationale dans le gouvernement Reynaud, après s'être illustré pendant la Bataille de France qui se termine par une défaite des armées française, belge, britannique…

L'heure est grave et le débat est vif entre ceux qui veulent poursuivre les combats et ceux qui réclament un armistice avec l'Allemagne : le président Reynaud tangue, hésite… De Gaulle se heurte à Pétain qui finalement emporte le morceau et le gouvernement s'apprête à capituler sous l'influence du vieux maréchal qui prendra la place de l'hésitant Paul Reynaud le soir du 16 juin et, dès lendemain, appellera à cesser le combat, acceptant de signer un armistice avec Hitler.
Dès lors, De Gaulle précipite les choses. Refusant de suivre Pétain, il prend le parti de rejoindre l'Angleterre, se lançant ainsi dans un pari que plus d'un pensent fou : « ce que j'entreprends est un véritable saut dans l'inconnu » écrira-t-il dans ses carnets… Et on mesure ici la témérité de l'entreprise : cet homme seul, inconnu de ses interlocuteurs, se retrouvant en Angleterre, sans savoir même où loger, pour lancer l'idée d'une résistance qui n'est nullement acquise… De Gaulle trouvera pourtant l'oreille d'un Churchill aussi visionnaire que lui, sans l'appui duquel il n'aurait probablement jamais pu lancer, sur les ondes de la BBC, ce fameux appel qui deviendra l'acte fondateur de la France libre…
En France, c'est la débâcle et devant l'avancée des troupes allemandes, des millions de personnes paniquées se lancent sur les routes avec de maigres bagages, en charrette, à vélo, à pied, en voiture parmi les morts et les blessés touchés par les bombardements…
De Gaulle prie son épouse de s'éloigner au plus tôt d'une maison où elle n'est plus en sécurité. Yvonne et ses trois enfants, dont la petite Anne, se retrouvent dans le flot des partants, embarquant in extremis à Brest alors même que l'aviation allemande bombarde les navires bondés de passagers en fuite…

On se souvient, des années plus tard, des dernières images du couple : la silhouette féminine un peu ronde dominée par la grande stature du Général en pardessus sombre, dans leur promenade solitaire sur les plages de l'Atlantique… Le film rappelle qu'elle fut une forte femme et un soutien puissant , ramenant ainsi le grand bonhomme à portée d'humanité… Plus tard, il fera précéder ses Mémoires de guerre d'un « Pour vous, Yvonne, sans qui rien ne se serait fait »… soulignant à quel point leur complicité et leur confiance l'un en l'autre aura compté.
Le film est de facture classique mais alerte et bien mené. Lambert Wilson et Isabelle Carré se tirent brillamment d'un exercice difficile, évitant la caricature, et, de Pétain à Churchill en passant par Reynaud, tous les personnages jouent leur partition avec des nuances et une humanité qui peuvent accrocher l'intérêt des jeunes générations pour qui « l'appel du 18 juin » est quelque chose de foutrement abstrait : séances scolaires à la demande !