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J’AI AIMÉ VIVRE LÀ

Régis Sauder - France 2020 1h29mn - avec la participation et les textes d’Annie Ernaux...

Du 29/09/21 au 26/10/21

J’AI AIMÉ VIVRE LÀ« Les jours de soleil comme aujourd’hui, les arêtes des immeubles déchirent le ciel, les panneaux de verre irradient. Je vis dans la Ville Nouvelle depuis douze ans et je ne sais pas à quoi elle ressemble. Je ne peux pas non plus la décrire, ne sachant pas où elle commence, finit, la parcourant toujours en voiture. Je peux seulement noter "je suis allée au centre Leclerc (ou aux Trois-Fontaines, au Franprix des Linandes, etc.), j’ai repris l’autoroute, le ciel était violet derrière les tours de Marcouville (ou sur 3 M Minnesota)". Aucune description, aucun récit non plus. Juste des instants, des rencontres. De l’ethnotexte. » Annie Ernaux, Journal du dehors

Il n’est pas anodin de raconter que le projet de ce nouveau film de Régis Sauder (que l’on suit avec passion depuis le splendide Nous, Princesses de Clèves en 2011) est né un peu grâce à une salle Utopia, celle de Pontoise. En 2017, les Utopiens du Val d’Oise recevaient Régis Sauder pour une rencontre autour de son très beau Retour à Forbach. Il se trouve qu’Annie Ernaux, grande écrivaine installée à Cergy-Pontoise depuis 40 ans, et fidèle spectatrice d’Utopia, avait déjà vu et beaucoup apprécié le film de Régis, et profita de sa venue à Pontoise pour lui proposer une grande balade dans sa ville, qui fut source d’inspiration pour plusieurs de ses livres.
Régis Sauder fut fasciné par la spécificité de cette ville, y revint plusieurs fois et y suivit un groupe de lycéens au moment charnière de leur vie, l’année du bac, et comprit qu’il y avait matière à cinéma. Et c’est ainsi qu’un film est né. Peu étonnant quand on se souvient de Retour à Forbach, tourné à l’occasion du décès du père du cinéaste, description à la fois intime du rapport à sa ville natale et regard personnel en même temps qu’anthropologique sur cette cité ouvrière gangrenée par la casse sociale et la montée du Front devenu Rassemblement National.

Cergy est bien sûr radicalement différente, mais le regard du cinéaste est assez proche, à la fois poétique, distancié, fusionnant l’observation sociologique et urbanistique avec l’empathie pour les personnages anonymes qui composent la ville et parfois ont accompagné sa brève histoire. Régis Sauder nous propose donc une balade à la fois architecturale, sociale, poétique, portée autant par les témoignages de quelques habitants que par les lectures, telles des rêveries solitaires, des textes d’Annie Ernaux, qui fait quelques apparitions physiques fugaces, guide silencieux du paysage littéraire qu’elle s’est construit là. Ces textes d’Annie Ernaux sont extraits de Journal du dehors (1993), La Vie extérieure (2000), Les Années (2008) et Écrire la vie (2008). La littérature croise le regard plastique du cinéaste et son observation anthropologique de documentariste orfèvre des petits riens, et c’est splendide.