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Le blog des profondeurs...
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Gébé, on arrête tout, on réfléchit / L'AN 01
Si, après avoir vidé votre PEL pour aider Utopia à concrétiser le projet de cinéma du futur à Pont Sainte Marie, il vous reste 3 sous d’épargne à dilapider dans la joie et la bonne humeur…On était très heureux de recevoir Pierre Carles à Utopia Borderouge, pendant le dernier festival du film gro...

lu dans BOX-OFFICE PRO : "Vers Troyes, Utopia fait appel au financement citoyen"
Le réseau indépendant, qui a obtenu le permis de construire le 19 octobre, a lancé une vaste campagne de financement participatif pour son projet de cinéma à Pont-Sainte-Marie, dans l’Aube.« Il est temps que le cinéma passe au vert ! » Déterminée, Anne Faucon a décidé de franchir une nouvelle ét...

La cagnotte ULULE pour UTOPIA, ça marche !
Petit point d’étape : plus de 70% collectés en quelques jours auprès de 171 contributeurs : c’est un peu la classe ! Et le signe que, malgré la morosité ambiante, on y croit un bon peu à ce monde meilleur ! Il reste un mois et quelques pour compléter, voir enrichir encore notre projet. Que vous ...

Le cinéma et le bistrot d'Utopia Tournefeuille sont fermés jusqu'au 12 août
Le lieu sera fermé jusqu’au 12 août pour réalisation des grosses œuvres afin de conforter le terrain qui héberge le cinéma. En effet un affaissement du terrain concernant l’annexe de la salle 1, sortie de secours côté bistrot, a mis à rude épreuve notre bâtiment, comportant de problèmes divers e...

Prenez soin de vous durant le confinement. Retrouvez les équipes d'Utopia sur notre site internet et sur vos réseaux favoris : on revient dès que possible, dans un monde plus sûr, avec plein de belles choses à partager dans les salles !

Journal de bord au temps du coronavirus

Du 03/11/20 au 24/12/20 à Toulouse (Borderouge) - Du 03/11/20 au 24/12/20 à Tournefeuille

La projection de ROCK AGAINST POLICE était initialement prévue cet automne à Borderouge, dans la programmation du Festival ORIGINES CONTRÔLÉES organisé par Tactikollectif.

Vous pouvez le découvrir en ligne, au moment où l'Assemblée Nationale étudie le projet de loi dite "de sécurité globale".

Le film de Nabil Djedouani sera évidemment projeté en sa présence à Utopia, avec Tactikollectif, dès que les conditions sanitaires le permettront.




LE 17 NOVEMBRE 2020, L’ASSEMBLÉE NATIONALE DOIT ÉTUDIER LA PROPOSITION DE LOI DITE DE « SÉCURITÉ GLOBALE ».
Elle réprime de 45.000 € d’amende et un an de prison le fait « de diffuser, dans le but qu’il soit porté atteinte à son intégrité physique ou psychique, l’image du visage ou tout autre élément d’identification d’un fonctionnaire de la police nationale ou d’un militaire de la gendarmerie nationale lorsqu’il agit dans le cadre d’une opération de police. »

Journaliste indépendant, observateur attentif et intransigeant de la vie publique (on lui doit de formidables enquêtes, livres et web-documentaires sur Tarnac, sur le système carcéral américain, sur Pigalle…), l'ami David Dufresne, réalisateur du formidable film Un pays qui se tient sage, a mis en ligne une cinquantaine de courtes vidéos (3 à 4 mn chacune) qui sont autant d'interventions passionnantes de journalistes, chercheurs, historiens, militants associatifs et humanitaires… Mises bout à bout, ces interventions décryptent le texte et ses conséquences dramatiques sur la liberté d'informer.
Un petit aperçu ci-dessous - avec l'intervention de Frédéric Lordon :

Une atteinte inédite au droit d’informer.
Une loi liberticide comme jamais.
La mise au pas du contrôle citoyen des pratiques policières.
Non à la loi « Sécurité globale »

#PPLSecuriteGlobale


En 2019, Greta Thunberg était nommée personnalité de l'année par le Times. Le lendemain de cette nomination, Donald Trump réagissait sur Twitter : « Tellement ridicule. Greta doit apprendre à gérer sa colère et aller voir un bon vieux film avec un ami. Détends-toi Greta, détends-toi ! ». Quasiment un an plus tard, la semaine dernière, alors que Trump était en train de perdre les élections, Greta Thunberg envoya le même tweet cinglant, mot pour mot, remplaçant malicieusement le "Greta" condescendant par "Donald", un grand moment de cette semaine américaine mouvementée.
Greta Thunberg 2020 VS Donald Trump 2019


C'était il y a quelques jours le "5th of November", ça nous a rappelé l'excellent V pour Vendetta dont on vous livre un extrait de circonstances…



En attendant, on écoute en cliquant ici, ou on lit ci-dessous, la belle chronique de François Morel, diffusée sur France le vendredi 30 octobre, qui nous parle de reconfinement(s) avec humour et pertinence. Les confinements se suivent et ne se ressemblent pas tant que ça…


« Je me souviens, le premier confinement, je ne l’avais pas mal pris. Il avait fait beau, on mangeait dehors. Je dinais à heure fixe, ça me changeait. Je réussissais à perdre du poids. J’écrivais. J’ai travaillé mais de manière différente. J’ai regardé des séries. Et puis surtout, j’ai profité de mes proches. Ce fut une parenthèse pas désagréable. Tous les soirs à 20h, comme tout le monde, j’applaudissais le personnel hospitalier. Je me disais que ce n’était pas si mal un pays qui, plutôt que son économie, privilégiait notamment la vie de ses vieux.
Le deuxième confinement, j’ai moins aimé. D’abord, plutôt que vers le printemps, on allait vers l’hiver. On était un peu démoralisé. On se demandait combien de temps ça allait durer, s’ils allaient bientôt réussir à trouver un vaccin. Le soir, à 20h, on n’applaudissait personne. C’est pas quand on met les radiateurs qu’on va ouvrir les fenêtres en grand.
Le troisième confinement, c’est là que l’explosion de la vente des chiens a explosé. C’était encore le meilleur moyen de justifier les promenades en forêt. Ceux qui n’avaient pas les moyens de s’acheter un chien s’achetaient juste une laisse. Quand ils croisaient des gendarmes, ils se mettaient à courir la laisse à la main en criant Sultan ! Sultan ! Reviens ! Reviens Sultan, reviens !
Le quatrième confinement, c’était l’anniversaire de la mort de Samuel Paty. Certains ont eu l’idée, (ça partait d’une bonne intention), d’applaudir tous les soirs à 20H les professeurs des écoles, des collèges, des lycées. Ça a fait des polémiques. Certains ont pensé que ça pouvait passer pour une provocation.
Le cinquième confinement, je ne m’en souviens plus trop. Je crois que j’ai commencé à boire le premier jour et je suis resté torché pendant les six semaines. Je buvais. Parfois, je vomissais pour faire de la place. Puis je rebuvais…
C’est surtout à partir du sixième confinement que j’ai repris du poids.
Je me souviens que entre le septième et le huitième confinement, je ne suis même pas sorti de chez moi, j’avais perdu l’habitude.
Pendant le neuvième confinement, en ouvrant la fenêtre, j’ai le voisin d’en face qui travaille dans le BTP qui m’a crié « Vu votre nouvelle silhouette, vous devriez peut-être faire élargir vos portes au cas où vous auriez envie de ressortir de chez vous entre les deux prochains confinements. « De quoi je m’occupe ? » j’ai répondu en refermant la fenêtre.
Le dix-septième confinement, je me souviens, on a regardé plein de films, des vieux trucs, des comédies sentimentales. Les enfants étaient quand même étonnés, ils ne comprenaient pas quand ça finissait bien, pourquoi le monsieur et la dame, se sentaient obligés de se frotter la bouche l’une contre l’autre, parfois même de sortir la langue en guise de contentement ? « C’est dégueulasse, ils disaient, c’est pas hygiénique et puis ça sert à rien… »
On ne leur répondait pas trop, on avait peur de passer pour des parias, on avait de la nostalgie…
Voilà. J’arrive bientôt à mon vingt-troisième confinement. D’une certaine manière, ça passe vite la vie confinée quand on est dans la torpeur.
Pour les jeunes, on est des dinosaures. Ils nous demandent « Mais avant quand ça n’existait pas les confinements, qu’est-ce que vous pouviez bien faire toute la journée à traîner dehors ? Et pourquoi vous étiez obligés d’être en présentiel pour prendre un apéro avec des potes alors qu’avec Zoom c’est tellement plus pratique ?»
On fait comme si on n’entend pas.
On attend la nuit pour pouvoir faire des rêves de baisers, de poignées de mains, d'étreintes, de terrasses, de cinémas, de théâtres. Nos rêves d’aujourd’hui, c’était le quotidien d’hier. » (François Morel)




Un petit extrait de l'éternel film des Monty Python, La vie de Brian, particulièrement précieux ces temps-ci…



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Ulule - Utopia Pont Sainte-Marie