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On n'est jamais à l'abri du meilleur… Le projet Utopia Cinéma Durable continue ! 400% son objectif initial déjà atteint, 80 000€ ! Mazette ! Une fin d'année sur les chapeaux de roue !
Drôle d’année que 2020… Nous vous souhaitons une très belle année 2021, qu’elle soit meilleure et moins confinée que la précédente, qu’elle vous apporte la santé, la réalisation de vos projets. Il nous revient à tous de bâtir des alternatives solidaires, durables, respectueuses de l’humain et de nat...

Comme un cadeau de Noël à la planète ! Vous êtes-là ! Attention J-1 : il ne tient qu'à vous…
Lors de nos permanences, dans nos halls, sur les réseaux, il n'y a pas à dire vous êtes-là !Même sur Ulule : vous êtes-là ! sur https://fr.ulule.com/utopia-pont-sainte-marie/Par solidarité, pour soutenir un projet légitime, pour faire votre part ! WE DO OUR PART ! Parce qu'on ne peut pas laisser les...

Gébé, on arrête tout, on réfléchit / L'AN 01
Si, après avoir vidé votre PEL pour aider Utopia à concrétiser le projet de cinéma du futur à Pont Sainte Marie, il vous reste 3 sous d’épargne à dilapider dans la joie et la bonne humeur…On était très heureux de recevoir Pierre Carles à Utopia Borderouge, pendant le dernier festival du film gro...

lu dans BOX-OFFICE PRO : "Vers Troyes, Utopia fait appel au financement citoyen"
Le réseau indépendant, qui a obtenu le permis de construire le 19 octobre, a lancé une vaste campagne de financement participatif pour son projet de cinéma à Pont-Sainte-Marie, dans l’Aube.« Il est temps que le cinéma passe au vert ! » Déterminée, Anne Faucon a décidé de franchir une nouvelle ét...

Plein d'autres évènements ce mois-ci ! À consulter sur la page soirées-débats !



MADRES PARALELAS

Écrit et réalisé par Pedro ALMODOVAR - Espagne 2021 2h VOSTF - avec Pénélope Cruz, Minela Smit, Aitana Sanchez-Gijon, Israel Elejalde, Rossy de Palma... Film d’ouverture – Festival de Venise 2021.

Du 29/12/21 au 18/01/22 à Toulouse (Borderouge) - Du 14/11/21 au 18/01/22 à Tournefeuille

MADRES PARALELASL’affiche originale du film, sans doute l’avez vous aperçue, était percutante : on y voyait le téton d’un sein encadré dans le contour d’un œil d’où perlait une goutte de lait, comme une larme… C’était beau et provocateur comme du Almodovar, comme un tableau, une œuvre d’art qui déjà, sans l’ombre d’un visage célèbre, nous embarquait dans le mystère d’une histoire. En d’autres temps peut-être, l’affiche audacieuse aurait été choisie et nous l’aurions fièrement exposée dans le hall du ciné, à dire vrai, ça aurait eu de la gueule ! Mais les algorithmes, les remous de la toile et probablement un petit retour de morale bien pensante ont eu raison d’elle. Censurée sur un célèbre réseau social dont le nom rime avec « am stram gram », le téton a finalement laissé place à un visuel assez classe mais plus convenu, plus policé, dont on suppose que les spécialistes en marketing on estimé qu’il était plus vendeur… Dommage, dommage.

Mais s’il faut reconnaître que les temps ont changé, le cinéma d’Almodovar, lui, n’en finit pas d’être fidèle à ses fondamentaux et à sa singularité, tout en se réinventant en permanence. Ce nouveau film embrasse deux de ses thèmes de prédilection : la maternité et l’histoire de son pays. Dans un ballet gracieux dont il maîtrise en virtuose la chorégraphie (et la fascination commence, comme toujours, dès le générique de début), Pedro Almodovar signe un nouveau mélo flamboyant, qui se dévoile à nos yeux, nos cœurs et nos âmes dans un écrin coloré où chaque objet a sa place, au millimètre près. Cela pourrait paraître un peu trop précieux et artificiel chez d’autres mais chez lui, ça sonne tout simplement juste tant le fond est indissociable de ce formalisme magnifique.
Tout commence dans une chambre d’hôpital. Janis et Ana, enceintes jusqu’aux dents, partagent la même chambre. Leur gros ventre est bien leur seul trait commun… Janis aborde fièrement et avec joie sa maternité tardive et possède l’assurance de la femme de caractère qu’elle est. Ana quant à elle est une adolescence terrifiée et perdue… Toutes les deux vont accoucher sans la présence du père des bébés… Leurs filles nées, elles échangent leurs numéros de portable, se promettant de rester en contact, de se revoir… mais déjà l’appel de cette nouvelle vie est puissant, et chacune retourne dans le tumulte de sa propre existence : la photographie pour Janis, une vie oisive et bourgeoise pour Ana. Le hasard, mais on sait qu’il n’existe pas, place quelques mois plus tard l’une sur le chemin de l’autre…

Le verbe Almodovar se conjugue au féminin, au désir, au secret de famille et au passé (re)composé. Celui d’Ana est hanté par l’expérience douloureuse d’une soirée de beuverie qui a mal tourné et l’absence d’une mère qui a privilégié sa carrière de comédienne. Celui de Janis est peuplé de figures féminines fortes qui ont grandi à l’ombre de fantômes, ceux des pères et maris disparus durant la guerre civile.
Au-delà d’un film sur la maternité, celle qui s’invente au gré des maladresses, des imperfections et en dépit des blessures intimes, Madres paralelas devient alors un film sur les plaies ouvertes d’un pays et sur l’impérieuse nécessité d’exhumer la vérité pour réparer les vivants et enfin embrasser le temps présent.

Avant première dimanche 14 novembre à 18h à Tournefeuille (réservation fortement conseillée dès le 23 octobre au cinéma ou sur billetweb.fr)