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Atelier d'écriture YAKSA 7 : Kévin
La première fois que je l’ai vu, c’était à mon anniversaire, il était sorti d’un énorme gâteau avec des oreilles de lapin et un pompon blanc coincé entre les fesses. On peut pas vraiment dire que ce soit mon genre de mec mais il s’était passé un truc, je ne sais pas quoi exac...

Atelier d'écriture YAKSA 6 : Daria
Je m’appelle Greg Camazot, j’ai 34 ans ; je suis arrivé à Londres, il y a deux ans. Je travaillais à cette époque pour la Food and Drug Administration pour développer des recherches en alimentation alternative d’origine animale à base d’insectes.Les semaines qui avaient suivi le départ de Daria...

Atelier d'écriture YAKSA 5 : à partir de tableaux de Magritte
Test du parapluie. Comment savoir si un parapluie est vraiment étanche ?C’est très simple.Prenez un verre d’eau. Oui un simple verre d’eau transparent. Un verre que vous pouvez trouver partout. Un verre sans identification spécifique.Remplissez-le au 9/10 - c’est très important- d’eau du robine...

Atelier d'écriture YAKSA 4 : la parole
Parole que l’on dit sans y penser.Parole qui échappe, le mot de trop où la parole exprimée sans retenue se transforme en parole dérangeante et devient celle qu’on n’aurait pas dû dire.Parole qui peut être mise en musique ou en poème.Parole divine, posée sur une musique sacrée.Parol...



DUMBO

Tim Burton - USA 2018 1h52mn - avec Colin Farrell, Danny DeVito, Michael Keaton, Eva Green, Alan Arkin, Nico Parker, Finley Hobbins... Scénario d'Erhen Kruger, d'après le roman de Helen Aberson. Pour les enfants à partir de 6 ans.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

DUMBODumbo nous réconcilie avec Tim Burton, idole d’il y a trente ans qu’on pensait en roue libre, ayant épuisé son inspiration, vidé de sa fameuse galerie aux monstres nichée quelque part sous ses cheveux en pétard…
De fait il n’y avait rien de glorieux, a priori, à signer pour le remake en prises de vues réelles (plus deux éléphants, mère et fils, en effets 100 % numériques) d’un classique de Disney. Le studio n’en finit pas d’exploiter son catalogue façon Picsou, le cinéaste en a déjà fait les frais, commettant, en 2010, un peu regardable Alice au pays des merveilles. Mais, comme le dit la fable de l’éléphant volant, il suffit peut-être de croire en soi – avec ou sans plume magique – pour être, à nouveau, le meilleur.

Le scénario replace l’action au lendemain de la guerre de 14. Dans le cirque provincial de Max Medici (Danny DeVito, impérial), un petit éléphant né avec de trop grandes oreilles est confié à la garde d’un ex-cow-boy star (Colin Farrell), revenu d’Europe avec un bras en moins, incapable de reprendre son numéro de voltige à cheval. Mais ce sont ses enfants, et surtout la petite Milly, qui croient au pouvoir singulier du bébé pachyderme. Entraînement, échec et moqueries, tristesse infinie d’être séparé de sa mère, la célèbre Madame Jumbo (achetée à un patron de cirque allemand). Le terrain est connu pour les fans du dessin animé de 1941, auquel Tim Burton fait référence de façon exemplaire : reprise ou citation des morceaux musicaux, y compris la géniale suite psychédélique Pink elephants on parade, clins d’œil subtils, une cigogne ici, un corbeau là.

Quand l’éléphant volant attise la concupiscence d’un magnat du spectacle qui veut y jucher son écuyère fétiche (Eva Green, parfaite), le film, de charmant, devient irrésistible. Rachetés, les circassiens sont transportés dans un parc d’attractions rétrofuturiste, un Disneyland géant des années 1920. Les artistes les plus atypiques du cirque Medici sauveront-ils Dumbo et ses amis ? Car l’entrepreneur est un dangereux mégalo, et Michael Keaton, ex-Beetlejuice pour Burton, le joue avec une verve malicieuse qui emmène le récit vers la satire. Le ton, toujours juste, est une grande réussite : poétique sans mièvrerie, puis ironique avec le sourire.

Dans l’éloge du cirque artisanal, famille d’éclopés de la normalité à laquelle Burton pourrait appartenir, on s’amuse à lire, aussi, une critique des blockbusters actuels : pas besoin d’un super-héros éléphant quand on a un charmeur de serpents ou une femme-sirène. Inutile de s’étourdir dans l’excès de spectaculaire — le parc d’attractions ressemble à l’Ile des plaisirs de Pinocchio, qui transforme les enfants en ânes… On apprécie que Tim Burton, même pour rire, morde un peu la main qui le nourrit.

(A. Ferenczi, Télérama)