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Le blog des profondeurs...
(de champ)

Atelier d'écriture YAKSA 7 : Kévin
La première fois que je l’ai vu, c’était à mon anniversaire, il était sorti d’un énorme gâteau avec des oreilles de lapin et un pompon blanc coincé entre les fesses. On peut pas vraiment dire que ce soit mon genre de mec mais il s’était passé un truc, je ne sais pas quoi exac...

Atelier d'écriture YAKSA 6 : Daria
Je m’appelle Greg Camazot, j’ai 34 ans ; je suis arrivé à Londres, il y a deux ans. Je travaillais à cette époque pour la Food and Drug Administration pour développer des recherches en alimentation alternative d’origine animale à base d’insectes.Les semaines qui avaient suivi le départ de Daria...

Atelier d'écriture YAKSA 5 : à partir de tableaux de Magritte
Test du parapluie. Comment savoir si un parapluie est vraiment étanche ?C’est très simple.Prenez un verre d’eau. Oui un simple verre d’eau transparent. Un verre que vous pouvez trouver partout. Un verre sans identification spécifique.Remplissez-le au 9/10 - c’est très important- d’eau du robine...

Atelier d'écriture YAKSA 4 : la parole
Parole que l’on dit sans y penser.Parole qui échappe, le mot de trop où la parole exprimée sans retenue se transforme en parole dérangeante et devient celle qu’on n’aurait pas dû dire.Parole qui peut être mise en musique ou en poème.Parole divine, posée sur une musique sacrée.Parol...



AU NOM DE LA TERRE

Edouard BERGEON - France 2019 1h43mn - avec Guillaume Canet, Veerle Baetens, Anthony Bajon, Rufus, Samir Guesmi... Scénario d'Edouard Bergeon, Emmanuel Courcol et Bruno Ulmer.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

AU NOM DE LA TERREPierre revient au pays après un long séjour dans le Wyoming, où il s’est formé à de nouvelles techniques agricoles. Le voilà prêt à dompter l’avenir. Fort de la promesse de fructueuses moissons futures, il sourit à la vie, tout comme elle lui sourit. D'autant qu'il va se marier avec Claire, qui l'a attendu puisqu'ils ont toujours su qu'ils feraient leur vie d'agriculteurs ensemble…
Peu de temps après, le jeune couple s’installe dans la belle ferme familiale que le père de Pierre leur cède. Les en voilà presque propriétaires – moyennant un important prêt bancaire, le premier d'une longue série – et Pierre guette, tout en signant l’acte de vente, une forme de reconnaissance dans le regard paternel. Ah ces deux-là ! Leurs cœurs battent à l’unisson sans qu’il sachent l’avouer. La parole n’est décidément pas un produit de leur terroir. Et puis, à travers eux, à leur corps défendant, ce sont deux conceptions de la paysannerie qui s’affrontent, deux époques que le progrès a rendu irréconciliables. Mais quel progrès ? Celui qui a transformé les fermiers en « exploitants agricole », puis en « agri managers » ?

Vingt ans plus tard, les trente glorieuses révolues, rares sont les paysans qui sont autonomes et fiers de ce qu’ils font, malgré un travail constant et acharné. La monoculture tend à régner en maîtresse, appauvrissant les sols, tout comme les fils de la terre, les muselant à coup de quotas et de normes. Les coopératives qui auraient dû être un inépuisable système de solidarité sont devenues le bras armé des lois du marché.
Pierre continue d’y croire, de ne pas baisser les bras, avec le soutien tendre et constant de Claire et puis de leurs deux jeunes enfants qui observent, découvrent la planète telle qu’on va la leur léguer… La joie de vivre et de travailler est toujours là, mais pour combien de temps ?
À travers cette première fiction épatante, le réalisateur rend autant hommage à un père, le sien, qu’au monde paysan. Ce monde qui se lève tôt sans en récolter ni gloire, ni fortune.