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Le cinéma et le bistrot d'Utopia Tournefeuille sont fermés jusqu'au 12 août
Le lieu sera fermé jusqu’au 12 août pour réalisation des grosses œuvres afin de conforter le terrain qui héberge le cinéma. En effet un affaissement du terrain concernant l’annexe de la salle 1, sortie de secours côté bistrot, a mis à rude épreuve notre bâtiment, comportant de problèmes divers e...

SOS Méditerranée lance un appel aux dons
Chères citoyennes, chers citoyens,À l’heure où nous vous écrivons, l’Ocean Viking fait route vers la Méditerranée centrale pour porter secours aux personnes en détresse en mer. Durant ces dernières semaines et suite à la fin de notre partenariat médical avec Médecins Sans Frontières, nous avons dû n...

Pour un cinéma durable et des rencontres d’une nuit (par Anna Pitoun)
La chance quand on est réalisatrice de films documentaires c’est que vos travaux suscitent des débats. Alors on vous invite. Pour une soirée, une matinée. A une rencontre avec le public. C’est l’une des choses que je préfère. Ces moments d’échange, quand la lumière se rallume et que les spectateurs ...

Atelier d'écriture YAKSA 7 : Kévin
La première fois que je l’ai vu, c’était à mon anniversaire, il était sorti d’un énorme gâteau avec des oreilles de lapin et un pompon blanc coincé entre les fesses. On peut pas vraiment dire que ce soit mon genre de mec mais il s’était passé un truc, je ne sais pas quoi exac...



Jeudi 21 novembre à 20h30 à Tournefeuille, dans le cadre de MIGRANT'SCENE, 10e Festival de La CIMADE du 15 novembre au 8 décembre 2019, sur le thème Résistance(s). En collaboration avec l’association DEUX SOLEILS DEUX LUNES. Séance unique suivie d’un débat avec le réalisateur Olivier Cousin et animé par la réalisatrice Iñès Compan. Places disponible dès le 9 novembre aux tarifs habituels du cinéma.

MURS DE PAPIERS

Olivier COUSIN - documentaire France 2018 1h18mn -

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

MURS DE PAPIERSPendant deux années, Olivier Cousin a filmé une permanence Cimade, La permanence RCI - Cimade Belleville - Fessart, dans le quartier de Belleville à Paris. C’est dans cet unique décor qu’il peint les difficultés rencontrées par les étrangers désireux d’obtenir des papiers et de faire leur vie en France. Récits de souffrance, de dignité et d’espoirs, Murs de Papiers œuvre pour cette belle ambition : faire tomber les clichés et toutes les (fausses) idées reçues sur les sans-papiers.

« Le hasard a voulu que je pousse la porte de l’antenne Belleville-Fessart pour régulariser une amie. Là, dans une grande salle, je me suis retrouvé face à Céline, Sabine, Henry et Caroline qui recevaient les personnes sans papiers. Je me souviens, leur calme détermination, leur refus à laisser les migrants sans papiers, leur lutte obstinée contre le non-respect de la loi.
En face d'eux, une quarantaine de personnes attendait d’être reçu. L'attente était longue mais, contrairement à la file de la préfecture, elle était conviviale. On dormait, on bavardait, on souriait, on pleurait de temps en temps, on criait parfois, mais on prenait des nouvelles des uns et des autres, on racontait sa propre expérience, on partageait de la nourriture, on parlait du pays. Une énergie incroyable se dégageait de cet endroit. Séduit par le lieu, l’ambiance, je me suis engagé comme bénévole à mon tour. J’écoutais, j’aidais au mieux.
« Mais je suis aussi tombé des nues, découvrant que le droit du sol n’a plus cours depuis 1993 ; que le regroupement familial ne fonctionne quasiment plus ; qu’il faut avoir travaillé illégalement en France pour obtenir le droit de travailler en France ; que les étudiants étrangers diplômés ici doivent faire des pieds et des mains pour rester travailler ; que les titres de séjour délivrés ou reconduits chaque année aux étrangers ne représentent que 200000 personnes, soit 0,4% de la population, contre 0,7% en moyenne dans les pays de l’OCDE ; que moins de 40000 personnes entrent par an sans papiers en France : elles y trouvent facilement un emploi dans les secteurs en tension en travaillant avec une fausse carte. Les sans-papiers paient des charges, pour des prestations sociales dont ils ne verront jamais la couleur : ils n’ont pour seuls droits que ceux de scolariser leurs enfants et de recevoir une aide médicale d’urgence. Les procédures judiciaires à répétition, menées par les Préfectures, coûtent bien plus cher que l’accueil des sans-papiers. Filmer cette permanence c’est donc une promesse de faire tomber les clichés sur les sans-papiers. » Olivier Cousin