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Le blog des profondeurs...
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Le cinéma et le bistrot d'Utopia Tournefeuille sont fermés jusqu'au 12 août
Le lieu sera fermé jusqu’au 12 août pour réalisation des grosses œuvres afin de conforter le terrain qui héberge le cinéma. En effet un affaissement du terrain concernant l’annexe de la salle 1, sortie de secours côté bistrot, a mis à rude épreuve notre bâtiment, comportant de problèmes divers e...

SOS Méditerranée lance un appel aux dons
Chères citoyennes, chers citoyens,À l’heure où nous vous écrivons, l’Ocean Viking fait route vers la Méditerranée centrale pour porter secours aux personnes en détresse en mer. Durant ces dernières semaines et suite à la fin de notre partenariat médical avec Médecins Sans Frontières, nous avons dû n...

Pour un cinéma durable et des rencontres d’une nuit (par Anna Pitoun)
La chance quand on est réalisatrice de films documentaires c’est que vos travaux suscitent des débats. Alors on vous invite. Pour une soirée, une matinée. A une rencontre avec le public. C’est l’une des choses que je préfère. Ces moments d’échange, quand la lumière se rallume et que les spectateurs ...

Atelier d'écriture YAKSA 7 : Kévin
La première fois que je l’ai vu, c’était à mon anniversaire, il était sorti d’un énorme gâteau avec des oreilles de lapin et un pompon blanc coincé entre les fesses. On peut pas vraiment dire que ce soit mon genre de mec mais il s’était passé un truc, je ne sais pas quoi exac...



LUCKY STRIKE

Écrit et réalisé par KIM Yong-hoon - Corée du Sud 2020 1h48mn VOSTF - avec Jeon Do-yeon, Jung Woo-sung, Bae Sung-woo, Youn Yuh-jung...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LUCKY STRIKEPyeongtaek – situé à environ 70 kilomètres au sud de Séoul – plante le décor de cet étonnant et réjouissant polar sud coréen : une zone portuaire à forte activité y côtoie des espaces urbains variés, quartiers populaires et zones commerciales bardées de néons multicolores.
La découverte d’un sac rempli de billets par un frêle employé de sauna sera le point de départ de ce film choral qui verra se croiser – et se heurter – des personnages aussi divers qu’un douanier peu scrupuleux et fou amoureux, une hôtesse de bar, un flic « pot de colle » d’apparence naïve, un prêteur sur gage et une employée de ménage…
La réussite de Lucky Strike repose sur un savant mélange entre le film noir et la comédie grinçante. De maladresses en quiproquos, les personnages se trouvent dépassés par les situations qu’ils ont eux-mêmes initiées, provoquant des réactions en chaînes tantôt violentes, tantôt absurdes. Le film oscille entre suspense et humour (noir) tout en convoquant des figures emblématiques comme celle de la femme fatale, personnage central de cette histoire, poussée ici à son paroxysme dans la manipulation de son entourage et l’usage de la violence, quelle qu'elle soit, si elle s’avère nécessaire à l’atteinte de son objectif.
Le traitement de la lumière et de la couleur est très réussi, associant chacun des personnages à une tonalité particulière. Quant à l’interprétation, elle est portée par une brochette d’acteurs dont la renommée n’est plus à faire en Corée. Une preuve de plus que le pays du matin calme produit de grandes œuvres de cinéma, associant le brio de la mise en scène au plaisir du divertissement.

« Depuis le triomphe mondial de Parasite, plus personne n’ignore la vitalité du cinéma sud-coréen. Ici, un jeune réalisateur inconnu mélange les registres avec la même gourmandise que Bong Joon-ho, et traque les plus vils instincts d’une brochette de personnages inextricablement liés par leur cupidité.
« L’intrigue vaut surtout pour sa narration en puzzle, à la Pulp Fiction, qui permet d’entretenir le mystère sur l’origine et le devenir du magot, mais aussi sur les relations insoupçonnées entre des protagonistes qui n’auraient jamais dû se croiser. Comme l’exige le cahier des charges du thriller sauce kimchi, l’humour et la trivialité viennent atténuer la violence graphique des scènes de meurtre. À ceux qui pourraient reprocher au film d’appliquer des recettes éprouvées et de manier une ironie un peu systématique, on opposera le génial personnage de la mère maquerelle en tailleur immaculé interprétée par Jeon Do-yeon (l’héroïne de The Housemaid, d’Im Sang-soo), qui s’impose dans un emploi généralement dominé par la gent masculine. » (J. Couston, Télérama)