MON C.E. ROULE POUR UTOPIA

METTEZ VOTRE PUB
DANS LA GAZETTE !


NOUS TROUVER
(et où trouver la gazette)

NOS TARIFS :
TARIF NORMAL : 7€
CARNET D'ABONNEMENT : 50€ (10 places, non nominatives, non limités dans le temps, et valables dans tous les Utopia)
Groupe ( >30p.) : 3€
TARIF étudiants, lycéens, collégiens, demandeurs d'emploi, bénéficiaires du RSA : 4€ (sur présentation d'un justificatif)

RSS Cinéma
RSS Scolaires
RSS Blog

(Quid des flux RSS ?)

EN DIRECT D'U-BLOG

Le blog des profondeurs...
(de champ)

JOURNAL DE BORD D'UN CINÉMA FERMÉ
  LE FACEBOOK UTOPIA95 Mercredi 1er avril 2020 ou comment apprendre à vivre avec le Covid 19(on a raté les 18 épisodes précédents, c’est pour ça qu’on n’y comprend rien) Chers amis utopiens confinés, A l’heure où quelques écrivain(e)s se confi(n)ent  dans des journaux plus ou moins intimes (on v...

LE PROGRAMME UTOPIA 295 - DU 4 MARS AU 7AVRIL 2020 (À TÉLÉCHARGER)
Couv-296.jpg, mar. 2020 ... Lire LE PROGRAMME UTOPIA 295 - DU 4 MARS AU 7AVRIL 2020 (À TÉLÉCHARGER)...

LA GAZETTE N°295 ( DU 22 JANVIER AU 3 MARS 2020) À TÉLÉCHARGER
Couv-295-web.jpg, janv. 2020 ... Lire LA GAZETTE N°295 ( DU 22 JANVIER AU 3 MARS 2020) À TÉLÉCHARGER...

LE PROGRAMME UTOPIA 294 - DU 11 DÉCEMBRE 2019 AU 21 JANVIER 2020(À TÉLÉCHARGER)
COUV-294.jpg, déc. 2019 ... Lire LE PROGRAMME UTOPIA 294 - DU 11 DÉCEMBRE 2019 AU 21 JANVIER 2020(À TÉLÉCHARGER)...

La justice se raconte
Séance unique Mardi 8 octobre à 20h30 à Utopia Saint-Ouen l’Aumône, suivie d’une rencontre avec le réalisateur Olivier Cousin
en présence de Madame Gwenola Joly-Coz, Présidente du TGI de Pontoise,
Valérie Pélisson, directrice d’Espérer 95 et ses équipes, Frédéric Zajac, avocat au barreau du Val d’Oise, et des membres de la CIMADE Cergy.

MURS DE PAPIERS

Olivier COUSIN - documentaire France 2018 1h18mn -

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

MURS DE PAPIERSPendant deux années, Olivier Cousin a filmé une permanence Cimade, La permanence RCI - Cimade Belleville - Fessart, dans le quartier de Belleville à Paris. C’est dans cet unique décor qu’il peint les difficultés rencontrées par les étrangers désireux d’obtenir des papiers et de faire leur vie en France. Récits de souffrance, de dignité et d’espoirs, Murs de Papiers œuvre pour cette belle ambition : faire tomber les clichés et toutes les (fausses) idées reçues sur les sans-papiers.

« Le hasard a voulu que je pousse la porte de l’antenne Belleville-Fessart pour régulariser une amie. Là, dans une grande salle, je me suis retrouvé face à Céline, Sabine, Henry et Caroline qui recevaient les personnes sans papiers. Je me souviens, leur calme détermination, leur refus à laisser les migrants sans papiers, leur lutte obstinée contre le non-respect de la loi.
En face d'eux, une quarantaine de personnes attendait d’être reçu. L'attente était longue mais, contrairement à la file de la préfecture, elle était conviviale. On dormait, on bavardait, on souriait, on pleurait de temps en temps, on criait parfois, mais on prenait des nouvelles des uns et des autres, on racontait sa propre expérience, on partageait de la nourriture, on parlait du pays. Une énergie incroyable se dégageait de cet endroit. Séduit par le lieu, l’ambiance, je me suis engagé comme bénévole à mon tour. J’écoutais, j’aidais au mieux.
« Mais je suis aussi tombé des nues, découvrant que le droit du sol n’a plus cours depuis 1993 ; que le regroupement familial ne fonctionne quasiment plus ; qu’il faut avoir travaillé illégalement en France pour obtenir le droit de travailler en France ; que les étudiants étrangers diplômés ici doivent faire des pieds et des mains pour rester travailler ; que les titres de séjour délivrés ou reconduits chaque année aux étrangers ne représentent que 200000 personnes, soit 0,4% de la population, contre 0,7% en moyenne dans les pays de l’OCDE ; que moins de 40000 personnes entrent par an sans papiers en France : elles y trouvent facilement un emploi dans les secteurs en tension en travaillant avec une fausse carte. Les sans-papiers paient des charges, pour des prestations sociales dont ils ne verront jamais la couleur : ils n’ont pour seuls droits que ceux de scolariser leurs enfants et de recevoir une aide médicale d’urgence. Les procédures judiciaires à répétition, menées par les Préfectures, coûtent bien plus cher que l’accueil des sans-papiers. Filmer cette permanence c’est donc une promesse de faire tomber les clichés sur les sans-papiers. » Olivier Cousin