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L'ABBÉ PIERRE, une vie de combats

Frédéric TELLIER - France 2023 2h18mn - avec Benjamin Lavernhe, Emmanuelle Bercot, Yann Lerat, Xavier Mathieu, Malik Amraoui, Michel Vuillermoz... Scénario de Frédéric Tellier et Olivier Gorce.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

L'ABBÉ PIERRE, une vie de combatsNé dans une famille aisée, Henri Grouès a été à la fois résistant, député, défenseur des sans-abris, révolutionnaire et iconoclaste. Des bancs de l’Assemblée Nationale aux bidonvilles de la banlieue parisienne, son engagement auprès des plus faibles lui a valu une renommée internationale. La création d’Emmaüs et le raz de marée de son inoubliable appel de l’hiver 54 ont fait de lui une icône. Pourtant, chaque jour, il a douté de son action. Révolté par la misère et les injustices, souvent critiqué, parfois trahi, Henri Grouès a eu mille vies et a mené mille combats. Car c’est bien un mot qui se décline au pluriel dans ce film, comme dans sa vie : combat contre le nazisme, combat contre la pauvreté, combat contre l’injustice, mais aussi parfois combat contre lui-même : contre sa faiblesse de constitution qui le fait échouer à mener la vie contemplative des Capucins, contre ses défaillances, contre la tentation de juger celles et ceux rejetés ou paraissant perdus à jamais pour la société.

Il est toujours compliqué d’aborder un film autour d’une telle figure et de réaliser une biographie qui soit fidèle et cinématographiquement réussie. On a envie d’emblée d’adhérer à l’œuvre, tant le personnage touche et tant les sujets évoqués résonnent intellectuellement et émotionnellement. Le long-métrage de Frédéric Tellier, sincère et d’une grande honnêteté, n’évite pas quelques écueils : certaines scènes oniriques, inutiles, détonnent un peu et le film aurait gagné à être un peu plus resserré. Mais face à l’ampleur du projet, celui de raconter un cheminement spirituel, politique et social qui va de 1937, date à laquelle Henri Grouès quitte la vie monastique, aux années 2000, le film fait largement le job et on lui pardonnera aisément ses maladresses.
L’Abbé Pierre – Une vie de combats nous livre le portrait d’un homme déterminé à mener des combats qui le grandissent, le transcendent et qui vont bien au-delà de son simple engagement de croyant. Que ce soit à l’Assemblée Nationale, à la radio, auprès des sans-papiers, dans la rue, au journal de 20 heures, le film porte bien évidemment une attention très documentée à l’investissement politique de l’Abbé Pierre. Comme dans Simone, le voyage du siècle (auquel il fait incontestablement penser) avec l’interprétation d’Elsa Zylberstein, ce biopic repose en grande partie sur les épaules de celui qui incarne l’Abbé Pierre : Benjamin Lavernhe livre ici une composition émouvante, intense et très juste. Emmanuelle Bercot est Lucie Coutaz, la secrétaire fidèle qui l’accompagnera jusqu’à sa mort en 1987. Lucie, que l’abbé Pierre appelait avec un profond respect « Mademoiselle Coutaz », fut co-fondatrice du mouvement Emmaüs en 1949.

Alors qu’en 2023, selon l’Insee, près de 9,2 millions de personnes, soit près de 15 % de la population française, sont considérées comme pauvres, à l’heure où il est encore impossible pour de très nombreuses familles, d’ici ou d’ailleurs, de se loger et de se nourrir dignement, où les étudiants n’ont jamais été aussi nombreux dans les files d’attentes des Restos du Cœur, ce film résonne aussi comme un appel à la fraternité et à la solidarité.

(merci à lebleudumiroir.fr)