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Atelier d'écriture YAKSA 7 : Kévin
La première fois que je l’ai vu, c’était à mon anniversaire, il était sorti d’un énorme gâteau avec des oreilles de lapin et un pompon blanc coincé entre les fesses. On peut pas vraiment dire que ce soit mon genre de mec mais il s’était passé un truc, je ne sais pas quoi exac...

Atelier d'écriture YAKSA 6 : Daria
Je m’appelle Greg Camazot, j’ai 34 ans ; je suis arrivé à Londres, il y a deux ans. Je travaillais à cette époque pour la Food and Drug Administration pour développer des recherches en alimentation alternative d’origine animale à base d’insectes.Les semaines qui avaient suivi le départ de Daria...

Atelier d'écriture YAKSA 5 : à partir de tableaux de Magritte
Test du parapluie. Comment savoir si un parapluie est vraiment étanche ?C’est très simple.Prenez un verre d’eau. Oui un simple verre d’eau transparent. Un verre que vous pouvez trouver partout. Un verre sans identification spécifique.Remplissez-le au 9/10 - c’est très important- d’eau du robine...

Atelier d'écriture YAKSA 4 : la parole
Parole que l’on dit sans y penser.Parole qui échappe, le mot de trop où la parole exprimée sans retenue se transforme en parole dérangeante et devient celle qu’on n’aurait pas dû dire.Parole qui peut être mise en musique ou en poème.Parole divine, posée sur une musique sacrée.Parol...



ONCE UPON A TIME… IN HOLLYWOOD

Écrit et réalisé par Quentin TARANTINO - USA 2019 2h42mn VOSTF - avec Leonardo DiCaprio, Brad Pitt, Margot Robbie, Timothy Olyphant, Kurt Russell, Michael Madsen, Tim Roth, Al Pacino...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

ONCE UPON A TIME… IN HOLLYWOODNous sommes à la fin des années 60, alors que le cinéma classique hollywoodien s'effondre au profit de la télévision et bientôt de l'éphémère mais retentissant « Nouvel Hollywood ». Rick Dalton (Leonardo DiCaprio, impressionnant, très en retenue) est un acteur sur le déclin, traînant derrière lui sa doublure et qui est aussi son fidèle comparse, Cliff Booth (Brad Pitt, extraordinaire). Tandis qu'il tente tant bien que mal de revenir sur le devant de la scène, Rick voit s'installer dans la grande demeure jouxtant la sienne le cinéaste Roman Polanski et son épouse Sharon Tate (Margot Robbie). Pendant qu'ils mènent chacun leur tumultueuse vie de cinéma, la « Famille » de Charles Manson se prépare à noyer dans le sang les idéaux du flower power.

Depuis Inglourious basterds, incursion loufoque et décomplexée dans le film de guerre historique, Quentin Tarantino semble prêter une oreille attentive aux échos de l'Histoire américaine, s'autorisant même de la remodeler comme bon lui semble, quitte à parfois frôler le blasphème. Ce n'est après tout que le prolongement logique de son cinéma qui longtemps raconta une autre histoire, celle du Septième Art lui-même, régurgitant ses formes et gimmicks oubliés, convoquant à chaque long métrage les lointains souvenirs d'un cinéma d'exploitation à l'imagination débordante. Once upon a time in… Hollywood possède en ce sens tous les atours du film-somme.
À n'en pas douter, les habituels détracteurs du cinéaste se feront de nouveau entendre, dénonçant par-ci la vacuité de son propos sur la violence et le lien qui unit fiction et réalité, condamnant par-là un maniérisme de façade ne reprenant que l'apparence d'un certain cinéma vintage. Il faut dire que Tarantino ne ménage pas son monde. Frôlant les trois heures, Once upon a time in… Hollywood se présente comme l'une de ses œuvres les plus radicales, peut-être même plus encore que ce bijou de huis-clos crépusculaire qu'était Les Huit salopards. S'autorisant le temps long pour dépeindre cette errance tragi-comique, Tarantino nous enserre dans la densité de ses dialogues, nous immerge dans une douce torpeur méditative, ponctuée de quelques moments de tension brillamment maîtrisés. Son Il était une fois… compile tous les aspects les plus fameux du « cinéma de Tarantino », alignant les gueules les plus célèbres (avec pour la première fois une apparition d'Al Pacino), distillant les citations, les pastiches, les extraits reconstitués de films ou de séries, jouissant d'une bande-son délicieusement kitsch et filmé avec brio par un Robert Richardson (le directeur de la photo) des grands jours. Pourtant, le film se révèle, par sa tonalité douce-amère et sa volonté de systématiquement désamorcer nos attentes, comme une étape nouvelle dans sa filmographie.

En effet, derrière l'imagerie pop dont se pare le film, Tarantino se livre à cœur ouvert, distillant une surprenante gravité… Contournant sans cesse nos attentes, le cinéaste donne à voir la déliquescence de l'industrie cinématographique de l'époque, la débâcle infernale d'une génération d'artistes oubliés et la fin de la dernière grande utopie américaine. Jamais le culte de l'hommage n'aura eu pour Tarantino une saveur aussi mélancolique.

(A. Roux, chaosreign.fr)