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Tournefeuille Culture

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Le blog des profondeurs...
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On n'est jamais à l'abri du meilleur… Le projet Utopia Cinéma Durable continue ! 400% son objectif initial déjà atteint, 80 000€ ! Mazette ! Une fin d'année sur les chapeaux de roue !
Drôle d’année que 2020… Nous vous souhaitons une très belle année 2021, qu’elle soit meilleure et moins confinée que la précédente, qu’elle vous apporte la santé, la réalisation de vos projets. Il nous revient à tous de bâtir des alternatives solidaires, durables, respectueuses de l’humain et de nat...

Comme un cadeau de Noël à la planète ! Vous êtes-là ! Attention J-1 : il ne tient qu'à vous…
Lors de nos permanences, dans nos halls, sur les réseaux, il n'y a pas à dire vous êtes-là !Même sur Ulule : vous êtes-là ! sur https://fr.ulule.com/utopia-pont-sainte-marie/Par solidarité, pour soutenir un projet légitime, pour faire votre part ! WE DO OUR PART ! Parce qu'on ne peut pas laisser les...

Gébé, on arrête tout, on réfléchit / L'AN 01
Si, après avoir vidé votre PEL pour aider Utopia à concrétiser le projet de cinéma du futur à Pont Sainte Marie, il vous reste 3 sous d’épargne à dilapider dans la joie et la bonne humeur…On était très heureux de recevoir Pierre Carles à Utopia Borderouge, pendant le dernier festival du film gro...

lu dans BOX-OFFICE PRO : "Vers Troyes, Utopia fait appel au financement citoyen"
Le réseau indépendant, qui a obtenu le permis de construire le 19 octobre, a lancé une vaste campagne de financement participatif pour son projet de cinéma à Pont-Sainte-Marie, dans l’Aube.« Il est temps que le cinéma passe au vert ! » Déterminée, Anne Faucon a décidé de franchir une nouvelle ét...

L’HOMME QUI A VENDU SA PEAU

Écrit et réalisé par Kaouther BEN HANIA - Tunisie 2020 1h44mn VOSTF - avec Yahya Mahayni, Monica Belluci, Dea Liane, Koen de Bouw...

Du 13/01/21 au 28/02/21 à Tournefeuille

L’HOMME QUI A VENDU SA PEAUÇa commence comme une histoire d’amour impossible. Elle est belle avec ses yeux verts, il la dévore du regard et cet amour qui l’envahit lui donne toutes les audaces : alors il clame une demande en mariage devant les passagers du train qui les emporte, entamant une danse de mariage tandis que les hommes, éberlués et rigolards, frappent dans leurs mains en riant et chantant, entrainés par ce petit vent d’audace libérateur.
Mais nous sommes en Syrie et, à l’arrêt suivant, notre Romeo, Sam de son petit nom, se retrouve aussitôt embarqué en prison pour avoir crié sans retenue « c’est la révolution, vive la liberté » et s’il s’échappe par la fenêtre du poste de police c’est que, par chance, le flic qui l’interroge lui ouvre une fenêtre vers la sortie, tout simplement parce qu’il est le fils de son oncle. Sam n’a plus le choix désormais et ne peut que fuir le plus loin possible… Plus question de vivre avec sa bien aimée que sa mère veut justement marier à un meilleur parti qui l’emmènera en Belgique…

Si son objectif final devient la Belgique, le Liban est l’indispensable étape et Sam se retrouve à Beyrouth, coincé avec une flopée de migrants affamés, en train de jouer les pique-assiette au vernissage de l’exposition de Jeffrey, un artiste belge de renom qui, à l’affut de modes d’expression inédits, le remarque et lui propose, via sa classieuse collaboratrice (la Bellucci) un « tapis volant » pour rejoindre l’Europe, à condition qu’il lui cède son dos pour faire de lui une œuvre vivante : « Jeffrey transforme en œuvre d’art des choses qui ne valent rien » dit benoîtement Monica. Et sans papiers, Sam ne vaut rien, pas plus qu’un morceau de glaise… Alors il signe ce contrat qui fait de lui la pièce d’une exposition qui lui vaut visa pour l’Europe, un visa Shengen tatoué sur la peau de son dos…
« Nous vivons une période terrible, où la circulation des marchandises est bien plus libre que celle des humains : en transformant Sam en marchandise, je lui offre la possibilité de se réaliser en tant qu’humain » déclare Jeffrey en présentant son œuvre aux caméras de tous les pays… De fait, les frontières, aussi bien géographiques que sociales, s’ouvrent devant Sam… Il devient célèbre dans le monde entier, sa vie devient confortable, mais en vendant sa peau, n’a-t-il pas vendu un peu de son âme, sa liberté, sa culture, renié ses racines ? Les collectionneurs le convoitent comme n’importe quel tableau, n’importe quelle sculpture. Mais quel est le prix d’un homme fait œuvre d’art ?

Vous en savez assez ! Quand Sam, le réfugié, rencontre Jeffrey, l’artiste renommé, il lui dit : « tu es né du bon côté du monde ». La problématique est là : on vit dans un monde où les gens n’ont ni les mêmes droits, ni la même valeur… Entre les milieux élitistes et gavés de dollars de l’artiste, et le monde de Sam où la guerre et la misère produisent des migrants à foison, le fossé est plus difficile à franchir que n’importe quelle frontière. Il apparaît alors, comme une évidence, que nos jolies déclarations sur la justice, les droits de l’homme, l’égalité, la fraternité, sont bien loin de la réalité et ne valent pas tripette…
Bien plus qu’un beau film aux images superbes, aux acteurs fascinants, à la bande son magnifique, L’Homme qui a vendu sa peau interroge notre époque : que sommes-nous devenus, pauvre de nous ? Et quels chemins tortueux doit encore parcourir Sam avant qu’il arrive à conquérir son statut d’humain à part entière ?