LA GAZETTE
(à télécharger au format PDF)

NOUS TROUVER
(et où trouver la gazette)

NOS TARIFS :
TARIF NORMAL : 6,50€
CARNET D'ABONNEMENT : 47€ (10 places, non nominatives, non limités dans le temps, et valables dans tous les Utopia)
Séance sur fond gris : 4€
Moins de 14 ans : 4€
(paiements uniquement en chèques et en espèces)

RSS Cinéma
RSS Scolaires
RSS Blog

(Quid des flux RSS ?)

EN DIRECT D'U-BLOG

Le blog des profondeurs...
(de champ)

"Un sale métier" à voir sur Mediapart
UN SALE METIER, c’est le titre (emprunté au Voleur de Georges Darien) d’un très chouette film réalisé par Pascal Catheland il y a quelques années, qui est visible en accès libre sur le site de Mediapart pendant une semaine à partir du 26 avril 2020 : Un sale métier / Mediapart. La présentation d...

LES GRANDS VOISINS, LA CITE REVEE
LES GRANDS VOISINS et Utopia Sainte Bernadette à MontpellierUne fois n’est pas coutume, à la suite de nos amis d’Utopia Tournefeuille, nous nous essayons à partager avec vous un film, LES GRANDS VOISINS - et de profiter autant que possible de ce moment pour discuter, ensemble, avec d’autres. San...

La Lettre de Wajdi Mouawad
“Nogent-sur-Marne, le 12 avril 2020Mon cher petit garçon, T’écrire ces quatre mots me bouleverse. Ils rendent si réel l’homme que tu es, en cet aujourd’hui qui est le tien, quand, dans celui qui est le mien, tu n’es encore qu’un enfant. Cette lettre je l’adresse donc à l’homme que tu n’es pas en...

Avant-première nationale vendredi 27 septembre à 20h30, dans le cadre du Congrès Shakespeare à l'écran à l'ère du numérique, séance présentée par Sarah Hatchuel, professeure en études cinématographiques à l'Université Paul-Valéry Montpellier 3, Présidente de la Société Française Shakespeare.

ALL IS TRUE

Kenneth Branagh - GB 2019 1h41mn VOSTF - Avec Kenneth Branagh, Judi Dench, Ian McKellen, Freya Durkan, Flora Easton...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

ALL IS TRUEÉvident pour les uns, inévitable pour les autres : Kenneth Branagh se devait d’interpréter le célèbre William Shakespeare. L’acteur et réalisateur a passé pratiquement toute sa carrière à célébrer son œuvre, parfois avec brio (As You Like It, Much Ado About Nothing), parfois moins (Hamlet). Et comme des zones d’ombre persistent sur la vie de l’homme, ce flou laisse place à diverses interprétations, et à quelques fantaisies.

Comment se sont déroulées les dernières années de Shakespeare loin du tumulte de Londres, à Stratford-upon-Avon ? Les historiens en ont découvert quelques bribes, et le scénariste Ben Elton en a imaginé d’autres, permettant à Branagh de revisiter l’univers de son idole, de l’incarner au soir de sa vie avec l’élégance qu’on lui connaît. Il s’agit là d’une œuvre crépusculaire, marquée par les deuils et les regrets, où les artifices du théâtre cèdent le pas aux brutalités d’une existence austère. Et alors que le puritanisme installe sa puissance dans les campagnes anglaises au début du xviie siècle, le dramaturge et directeur de théâtre à la retraite forcée (son célèbre Globe fut ravagé par les flammes en 1613) découvre avec effroi que le dimanche, il demeure impératif d’être vu à l’église…
L’ordre est donné par son épouse, Anne Hathaway (Judi Dench, imposante sans effet de toge), unie à un homme avec qui elle partage peu de choses, si ce n’est trois enfants, deux filles malheureuses, Susanna et Judith, ainsi que leur frère, Hamnet, mort à l’âge de 11 ans. Shakespeare ne les a pas vus grandir, affairé à construire son œuvre dans la capitale. Ce qui ne l’empêche pas, redevenu simple provincial, d’être accablé de tristesse face au fils absent depuis longtemps déjà, élaborant un jardin pour faire fleurir en lui la paix. Ou éloigner les fantômes encombrants de son lourd passé…

(André Lavoie, Le Devoir)